Le coup de cœur de Christiane Villa : la beauté du vivant de Francis Hallé
L’auteur, botaniste, biologiste et dendrologue français, spécialiste des arbres et des forêts tropicales, a largement contribué à mieux faire connaître les arbres et surtout les forêts primaires qu’il a étudiées sa vie durant.
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À quelques pas de Vaucouleurs, près de la riante vallée de la Meuse, se trouve le village de Rigny-la-Salle que l’on peut malheuseusement traverser sans prendre garde, ou presque, aux vestiges d’un site autrefois monumental..
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Le village se situe à 8 kilomètres du département de la Moselle, au pied du massif des Vosges du nord. Son ban couvre une superficie de 31,89 km2, dont près de 70 % sont en nature de terres agricoles.
Géographiquement considéré comme un village, il a l’aspect d’un bourg rural, ce qui s’explique par son histoire ancienne. Jusqu’au milieu du premier siècle avant J.-C., ce secteur dépend des Médiomatriques dont l’oppidum principal se situe sur les hauteurs de Saverne. La partie alsacienne passe aux Triboques. Lors de fouilles, un niveau gallo-romain est trouvé à Neuwiller. L’espace occupé par les Triboques devient plus tard l’évêché de Strasbourg. Cependant, les évêques de Metz vont entreprendre de s’installer dans la partie ouest de l’Alsace.
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Adelphe est un prénom peu connu et qui a été peu répandu. C’est un mot grec, certainement à valeur mystique, signifiant frère. Il a été adopté dans ma famille maternelle en Lorraine aux XIXe et début du XXe siècle. Méconnu, il a été parfois confondu avec un prénom d’origine germanique, Adolphe. C’est ainsi que l’un de mes parents, le commandant Georgin, mort à Jarny en 1928, a vu son prénom transformé par l’imprimeur en Adolphe dans le faire-part de son décès.
En Lorraine et en Alsace, Adelphe fait référence à l’un des premiers évêques du diocèse de Metz. Son nom apparaît dans le catalogue métrique rédigé vers 776 et inséré dans le sacramentaire de l’évêque messin Drogon, et que reprend Paul Diacre 1 rédigeant, entre 783 et 791, un ouvrage sur la vie des évêques messins. Adelphe est le dixième de la liste, après saint Ruf, décédé vers 400, et avant saint Firmin. Nous sommes donc vers la fi n de l’Empire romain. Dans le diocèse de Metz, l’apparition d’un siège épiscopal doit probablement remonter à la seconde moitié du IIIe siècle au plus tôt. À l’époque d’Adelphe, le christianisme a une existence légale. Notre évêque aurait occupé le siège de saint Clément, premier évêque de ce diocèse, durant 17 ans.
Que sait-on de plus précis sur la vie d’Adelphe ?
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Aussi longtemps qu’on s’en souvienne, le glanage a toujours existé. Que ce soit par plaisir, par nécessité ou encore par habitude, nous avons tous, peut-être sans le savoir, déjà glané. Cette pratique, un peu tombée en désuétude, est en fait un droit ancestral mais qui répond à certaines règles…Le glanage est ainsi souvent confondu avec la cueillette sauvage et il faut également le différencier du grappillage. Va-t-on glaner des champignons ? Qu’en est-il des ramassages de fruits dans les vergers et des carottes, pommes de terre et autres restes de culture ? Peut-on librement cueillir ail des ours, jonquille ou encore reine des prés ?
Qu’entendons-nous par glanage ?
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Seul bonbon français à bénéficier d’une Indication géographique protégée depuis 1996, la bergamote de Nancy cristallise cinq siècles d’histoire sucrière et lorraine. Née en Calabre, consacrée à la cour de Stanislas, codifiée au XIXe siècle par un confiseur venu du Wurtemberg, elle incarne un savoir-faire vivant autant qu’une mémoire collective.
L’histoire de la bergamote de Nancy commence loin de la Lorraine, sur les côtes italiennes du détroit de Messine. C’est en Calabre, entre les XIVe et XVIe siècles, qu’apparaît le bergamotier (Citrus bergamia), hybride né d’un croisement fortuit entre le fruit du bigaradier (l’orange amère) et celui d’un cédratier 1 (le cédrat, apparenté au citron). Le terme lui-même tirerait son origine du turc beg armudi (poire du seigneur) que l’italien aurait progressivement transformé en bergamotta.
Des collines de Calabre aux cours d’Europe
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Une ville universitaire comme Nancy s’enrichit au quotidien de la présence de la jeunesse estudiantine et de l’émulation culturelle et scientifique que nourrissent les étudiants, les enseignants et les chercheurs. L’existence de l’université dans la ville est aussi génératrice de patrimoine. Au fil des décennies, l’institution fait construire des édifices d’exception qui suivent les grands courants de l’histoire de l’architecture et en sont des exemples, parfois singuliers, souvent remarquables
Le transfert de l’Université de Pont-à-Mousson en 1768 est à l’origine de l’enseignement supérieur à Nancy. L’hôtel de l’université (actuelle bibliothèque municipale) n’accueille que très brièvement l’institution, supprimée dès 1793 dans le contexte révolutionnaire.
Richedeau était un homme pauvre mais à l’esprit dégourdi, et autant d’enfants qu’il y a de trous dans un tamis. Un jour, il envoya son plus jeune fils demander à son seigneur de lui prêter un boisseau.
Ce dernier lui demanda si c’était pour mesurer sa récolte de pommes de terres ou la quantité de poux qui grouillait dans son foyer.
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La forêt de Haye est un massif riche en biodiversité. Mais saviez-vous que cette richesse était présente, bien que très différentes, il y a plus d’une centaine de millions d’années pendant la période du Jurassique ?
Nous vous proposons donc une visite privée de la région, à l’époque des dinosaures, bien avant que notre jeune forêt n’apparaisse…
Le massif de Haye se situe sur un plateau, entre Nancy et Toul, dont les roches sédimentaires se sont formées au Jurassique (il y a environ 145 à 200 millions d’années). Le plateau est composé de trois couches géologiques
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Une fois n’est pas coutume, notre rencontre nous entraîne en Haute-Saône, à la découverte d’un « Lorrain de cœur ». Alain Barrot consacre une grande partie de son temps à étudier et diffuser l’histoire de la bergamote, ce fruit devenu l’emblème de notre région. Auteur d’un ouvrage de référence, il collectionne depuis des années les fameuses boîtes à l’enseigne des « Bergamotes de Nancy ».
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L’un des plus grands promoteurs du XVIIIe siècle fut comme tout le monde le sait, Antoine-Augustin Parmentier. Pharmacien militaire né en Picardie en 1737, il découvre la pomme de terre pendant la guerre de Sept Ans (1757-1753), alors que la dysenterie ravage l’armée. Prisonnier de l’armée prussienne, il observe que “les soldats de l’autre camp s’en nourrissent efficacement”. Dès lors, il consacre son énergie à la promotion de ce tubercule en France, la surnommant “pain des pauvres”. En 1773, il publie Examen chymique des pommes de terre , développant et popularisant les connaissances scientifiques à son sujet.
Pour promouvoir son intérêt, il organise même des dîners à Versailles où il sert…
Dans le royaume de France, elle a mauvaise réputation… Le primat céréalier et la superstition expliquent les réticences du peuple, qui la perçoit comme le fruit du diable en raison de sa proximité botanique avec la Belladone ou la Mandragore. Elle reste principalement un aliment destiné au bétail et aux pauvres, suscitant aussi le dédain des savants et des institutions. Les pommes de terre sont également accusées de transmettre la lèpre, une fois cuites, en raison de la craquelure de leur peau qui ressemble à celle des lépreux 1… au point même d’être interdites de culture dans le nord du royaume par le Parlement de Paris en 1748.
Des préjugés sanitaires
Aux XVIIe et XVIIIe siècles en France, la pomme de terre fait encore l’objet de nombreuses critiques liées à des préjugés sanitaires, nutritionnels et sociaux, ….
Pendant ce temps, dans les Vosges, la culture de pommes de terre se développe suffisamment pour que, dès 1693, le curé de la Broque, Louis Piat, institue une dîme sur cette culture. Cette dîme suscite des contestations importantes qui provoquent, tout au long du XVIIIe siècle, le début de longues procédures juridiques entre les habitants du val de Saint-Dié, de la Celles et du val d’Orbey. La question est complexe : afin d’éviter les fraudes et de satisfaire les décimateurs*, il faut distinguer juridiquement le statut des cultures (terres arables, de culture ou de jachères) et les coutumes opérées entre dîmes, qu’elles soient insolites, ordinaires ou extraordinaires. Lors d’une audience du 28 juin 1715, l’avocat général Monsieur Bourcier de Monthureux ne montre pas beaucoup d’intérêt pour ce “fruit” qu’il qualifie de “vil et grossier”…
De Suisse, la plante se répand progressivement vers les régions françaises limitrophes, en Franche-Comté et en Bourgogne. Dans les Vosges, son introduction remonterait également à cette période. Nicolas-François Gravier en fait mention dans son ouvrage Histoire de Saint-Dié (1936) : « La pomme de terre fut introduite dans les Vosges par les vallées de Schirmeck et de Celles au XVIe siècle, en même temps que les idées de Calvin, qui y gagnèrent en popularité plus rapidement que la pomme de terre elle-même. Les Vosgiens attribuent l’introduction de cette plante aux Suédois, car sa culture ne se répandit dans la région qu’au milieu du XVIIe siècle, restant jusqu’alors confinée aux jardins et, au mieux, à quelques chenevières*. Quoi qu’il en soit, nous pouvons retracer sa progression dans le pays grâce aux sentences et arrêts qui ont marqué son parcours ».
Dans son article Histoire de l’introduction de la pomme de terre dans les Vosges publié dans les Annales de la Société d’émulation des Vosges en 1868, Charles publié dans les Annales de la Société d’émulation des Vosges en 1868, Charles Charton lie, quant à lui,…
Domestiquée il y a environ 8000 ans, sur les hauteurs de l’Altiplano andin, dans la région du lac Titicaca, la pomme de terre est découverte par les conquistadors espagnols au XVIème siècle. Deux grandes variétés vont alors de diffuser en Europe, par deux voies distinctes : en Angleterre d’abord, où l’amiral Walter-Raleig l’introduit dans la colonie de Virginie (il s’agit de la Solanum tuberosum, un tubercule jaunâtre et aux fleurs violacées) et puis en Espagne et dans le Dauphiné (pour la tubercule rougeâtre à fleurs violettes).
Gaspard Bauhin est le premier….
Symbole d’une gastronomie régionale généreuse et authentique, la pomme de terre est aujourd’hui un ingrédient incontournable de la cuisine lorraine, bien que ce légume ne soit connu en Europe, comme tout le monde le sait, que depuis la découverte du nouveau monde.
Pourtant, son arrivée et son adoption ne furent ni immédiates ni sans embûches.
En Lorraine, bien avant que Antoine Parmentier ne promeuve la pomme de terre au XVIIIe siècle, on dit que ce tubercule, rapporté d’Angleterre à la cour de Lunéville dès 1718, suscite méfiance et controverses, tout en s’imposant peu à peu dans les champs vosgiens. Entre interdictions, luttes pour la dîme, inventions locales et essor industriel, cet aliment modeste a bercé une riche histoire économique et culturelle, jalonnée d’anecdotes et de témoignages d’époque, qui méritent notre attention.
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Après la Panthère des Neiges, ce nouveau film de Vincent Munier nous plonge en pleine forêt vosgienne, à la découverte de ses habitants, des plus communs aux plus rares.
Il nous invite à partager l’expérience de l’affût et à partir ainsi à la rencontre du Troglodyte mignon, du Lynx boréal, du Cerf élaphe ou encore du Grand-duc.
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En traversant Yutz aujourd’hui, rien ou presque ne laisse imaginer les bâtiments qui, il y a encore 30 ans,étaient toujours visibles. On ne voit plus maintenant qu’un vaste espace entouré de constructions standardisées, sans ambition architecturale. Un indice toutefois, il s’agit de l’esplanade de la Brasserie…
Après la limite est du plateau lorrain commence le vaste ban de 26 km2 sur lequel prospère Saverne, sous-préfecture peuplée de plus de 11 000 habitants. Le dénivelé est important entre le plus haut point, 463 m, et le plus bas dans la plaine, 177 m. Le grand public ignore souvent que le lieu était lié à l’espace lotharingien, il y a plus de deux mille ans !
Aujourd’hui, dans ce secteur, on passe de Lorraine en Alsace par la route, l’autoroute, le rail et le canal !
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Belrupt-en-Verdunois est un village meusien de 558 habitants où toutes les rues se continuent par un chemin forestier, hormis sa route d’accès provenant de Verdun proche de 5 km.
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