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La destruction des synagogues de Moselle

En Lorraine, la Moselle a la particularité de connaître une présence juive ancienne sur l’ensemble de son territoire. Si cela peut signifier « patrimoine important », cet héritage a aussi été mis à mal par une autre singularité : avoir été annexée au IIIe Reich de 1940 à 1944.

Ce 27 janvier 1731, Jeanne Guerlange, épouse Burghaut, met au monde un petit Joseph-Pierre. L’acte de baptême nous apprend que son papa, Pierre, est bourgeois de Metz et receveur de l’ordre de Malte. Sa marraine est sa tante, Marie Burghaut qui signe « Buchose » et son parrain, le chevalier de l’ordre militaire Saint-Louis, Charles-Joseph Schwartzhausen. L’acte de baptême nous apprend que le nom de Burhgaut est remplacé par Buchoz en vertue d’une sentence rendue au baillage de Metz, le 24 janvier 1758.

L’origine de la prise de conscience et de la distinction des oeuvres architecturales majeures peut-être datée à la période post-révolutionnaire, qui a vu le jour avec l’appellation monuments historiques.

En effet, à l’aube naissante du XIXe siècle et à la faveur de nombreux biens immobiliers tombés dans le giron de la Nation, le ministère de l’intérieur prévoit une part de budget pour en maintenir l’intégrité. Dès 1830, la charge d’Inspecteur des monuments historiques est ainsi créée et rapidement confiée à un certain Prosper Mérimée.

Plus d’un siècle plus tard…

Nos églises de Lorraine ont été parfois bien malmenées par les destructions des guerres, des aménagements liés aux modes du moment ou une ornementation médiocre à partir de la fin du XIXe siècle? Un jeune statuaire de Nancy développe à l’époque un atelier appelé à connaître un rayonnement considérable. Artur Pierron semble avoir brillé par son talent, sa modestie et sa discrétion. Cet article souhaite lui rendre hommage en évoquant sa vie jalonnée de réussites et d’épreuves ainsi que le corpus de sa création.

Profitant des travaux de l’Etat pour la réalisation, à Messein, d’une usine élévatoire à destination du nouveau canal de l’Est, la ville de Nancy décide d’y installer une station de captage et un aqueduc sur 14 km, afin d’y acheminer le précieux liquide jusqu’à Vandoeuvre-lès-Nancy.

Sous l’effet de l’essort industriel, et de l’annexion d’une partie de la Lorraine par l’Allemagne après la défaite de 1870, la population de Nancy s’accroit de 40 000 personnes entre 1870 et 1906.

L’alimentation en eau potable devient un problème crucial…

C’est l’histoire d’un homme à la fois broyé par le destin et porté par une oeuvre que nous allons raconter. Il devrait être mondialement célèbre, mais c’est un parfait inconnu. Il ne serait pas exagéré qu’il soit au moins une gloire nationale, mais non. Dans son village, il pourrait être une fierté et Nancy, qui lui doit beaucoup, aurait pu donner son nom à une rue. Mais rien de tout ça. Si on veut donner son nom et pas un héritage à la postérité, mieux vaut inventer la bombe atomique ou un appareil à couper les têtes.

On constate que les installations de potabilisation de l’eau de Vandoeuvre porte son nom, mais sans en dire d’avantage. Si l’ensemble du territoire national dispose d’eau potable, l’homme dont nous allons parler n’y est pas étranger…

Nancy, jusqu’au XIXe siècle, entretient deux réseaux parallèles d’adduction d’eau : les puits et les sources de captages.

Edifié en 1886, il prend la forme d’une tour massive de près de 32 m de haut.

Il dessert tant les bâtiments militaires (les casernes du centre-ville ainsi que les deux nouvelles structures construites entre 1871 et 1910 : Griesberg et Terville), que la ^population civile (à charge pour chaque propriétaire d’effectuer son raccordement).

Fortifiée dès les prémices du bas Moyen Âge, Thionville peut se targuer d’une expérience de près d’un millénaire dans le domaine de la fortification : château-fort, boulevards d’artillerie, remparts, bastionnement et enfin forteresse en béton armé.

Si l’évolution défensive de Thionville est relativement bien connue, il en est tout autre d’éléments décisifs quand à la défense passive d’un site stratégique, à savoir son approvisionnement en eau potable et son corollaire, l’évacuation des eaux usées.

Le lac artificiel de Madine a une riche et longue histoire de la relation de l’homme et de l’eau. Ce sont les moines qui ont commencé à exploiter les particularités géologiques du lieu.

Un développement directement lié à l’acheminement d’eau et de gaz dans le monde.

Un aqueduc est un canal plus ou moins long, ponctué de conduites enterrées et maçonnées d’ouvrages d’art (ponts) et autres bassins de décantations sur une distance plus ou moins longue.

Una nappe phréatique (ou aquifère) se forme dans un réservoir géologique poreux / perméable, voir fracturé, qui peut accumuler des volumes d’eau significatifs. L’eau chemine généralement vers la profondeur, sous l’action de la gravité et un autre niveau géologique sous-jacent est nécessaire pour assuer une relative étanchéité et aussi permettre le remplissage de l’aquifère.

C’est à l’âge du bronze, qu’apparaissent les premiers systèmes urbains d’adduction d’eau. Les Grecs, notamment durant la période hellénistique, leur apportant de nombreux perfectionnements, fondés sur l’étude des sciences et la métallurgie? Les romains, qui en recueillent l’héritage, les déploient à une très large échelle dans toutes les villes importantes de l’empire, grâce à une ingénierie sophistiquée. Rome elle-même, archétype de la ville, comporte de nombreuses fontaines publiques mais aussi un réseau d’assainissement, la cloaca maxima et des thermes.

Saviez-vous que plus de 16 000 ouvrages, 2 700 dossiers documentaires et 220 000 photographies anciennes et contemporaines sont à portée de main ?

Lovées au coeur du musée de la Cour d’Ord à Metz, ces richesses , n’attendent qu’à être consultées.

A mi-chemin entre Charmes et Mirecourt, le village de Vomécourt-sur-Madon est dominé par une remarquable église romane datant du début du XIIe siècle. Selon de récentes recherches basées sur une analyse de dendrochronologie réalisée par le laboratoire allemant DendroNet, l’édifice aurait été été construit dans les années 1120, les échantillons de bois prélevés dans la charpente de la nef révélant la date de 1226 et ceux des poutres insérées dans la maçonnerie du clocher celle de 1117.

La Lorraine est une très ancienne terre chrétienne. La création de l’évêché de Metz date au moins du IIIème siècle, celle de Verdun et de Toul du IVème siècle. Terre spirituelle, qui a connu des heures de gloire temporelle, elle a constitué au fil des siècles un patrimoine exceptionnel en qualité et en quantité.

« Peut-être distingura-t-on à la fin de ce siècle deux classes d’hommes, les uns formés par la télévision, les autres par la lecture ». Tel était le présage d’Ernst Jünger dans son journal, il il a quelques décennies (Soixante-dix s’efface, tome II, 1971-1980). Admirateur de Jünger qu’il alla même rencontrer, Jacques Hallez était de ces hommes nourris dès leur plus jeune âge par les grands auteurs.

Les paysages lorrains qu’il a représentés toute sa vie résonnèrent sans doute en lui comme les mots de Jean Giono et de Jules Renard, ces chantres de la nature dont il fut un avide lecteur. Tel un fil rouge dans toute la production artistique de Jacques Hallez, on retrouve du premier ces descriptions attentives de paysages familiers, et du second, l’observation fidèle et parfois facétieuse des animaux.

 

Au début des années 1990 disparaissait une entreprise qui a marqué son temps, l’une des plus grandes entreprises lorraines. Quel Lorrain âgé de plus de 40 ans ne se souvient pas de ces magasins, des camions qui sillonnaient la région à l’enseigne COOP et bien sûr des timbres ristournes à coller ?