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Thionville : le château d’eau de Beauregard

Edifié en 1886, il prend la forme d’une tour massive de près de 32 m de haut.

Il dessert tant les bâtiments militaires (les casernes du centre-ville ainsi que les deux nouvelles structures construites entre 1871 et 1910 : Griesberg et Terville), que la ^population civile (à charge pour chaque propriétaire d’effectuer son raccordement).

Fortifiée dès les prémices du bas Moyen Âge, Thionville peut se targuer d’une expérience de près d’un millénaire dans le domaine de la fortification : château-fort, boulevards d’artillerie, remparts, bastionnement et enfin forteresse en béton armé.

Si l’évolution défensive de Thionville est relativement bien connue, il en est tout autre d’éléments décisifs quand à la défense passive d’un site stratégique, à savoir son approvisionnement en eau potable et son corollaire, l’évacuation des eaux usées.

Le lac artificiel de Madine a une riche et longue histoire de la relation de l’homme et de l’eau. Ce sont les moines qui ont commencé à exploiter les particularités géologiques du lieu.

Un développement directement lié à l’acheminement d’eau et de gaz dans le monde.

Un aqueduc est un canal plus ou moins long, ponctué de conduites enterrées et maçonnées d’ouvrages d’art (ponts) et autres bassins de décantations sur une distance plus ou moins longue.

Una nappe phréatique (ou aquifère) se forme dans un réservoir géologique poreux / perméable, voir fracturé, qui peut accumuler des volumes d’eau significatifs. L’eau chemine généralement vers la profondeur, sous l’action de la gravité et un autre niveau géologique sous-jacent est nécessaire pour assuer une relative étanchéité et aussi permettre le remplissage de l’aquifère.

C’est à l’âge du bronze, qu’apparaissent les premiers systèmes urbains d’adduction d’eau. Les Grecs, notamment durant la période hellénistique, leur apportant de nombreux perfectionnements, fondés sur l’étude des sciences et la métallurgie? Les romains, qui en recueillent l’héritage, les déploient à une très large échelle dans toutes les villes importantes de l’empire, grâce à une ingénierie sophistiquée. Rome elle-même, archétype de la ville, comporte de nombreuses fontaines publiques mais aussi un réseau d’assainissement, la cloaca maxima et des thermes.

Saviez-vous que plus de 16 000 ouvrages, 2 700 dossiers documentaires et 220 000 photographies anciennes et contemporaines sont à portée de main ?

Lovées au coeur du musée de la Cour d’Ord à Metz, ces richesses , n’attendent qu’à être consultées.

A mi-chemin entre Charmes et Mirecourt, le village de Vomécourt-sur-Madon est dominé par une remarquable église romane datant du début du XIIe siècle. Selon de récentes recherches basées sur une analyse de dendrochronologie réalisée par le laboratoire allemant DendroNet, l’édifice aurait été été construit dans les années 1120, les échantillons de bois prélevés dans la charpente de la nef révélant la date de 1226 et ceux des poutres insérées dans la maçonnerie du clocher celle de 1117.

La Lorraine est une très ancienne terre chrétienne. La création de l’évêché de Metz date au moins du IIIème siècle, celle de Verdun et de Toul du IVème siècle. Terre spirituelle, qui a connu des heures de gloire temporelle, elle a constitué au fil des siècles un patrimoine exceptionnel en qualité et en quantité.

« Peut-être distingura-t-on à la fin de ce siècle deux classes d’hommes, les uns formés par la télévision, les autres par la lecture ». Tel était le présage d’Ernst Jünger dans son journal, il il a quelques décennies (Soixante-dix s’efface, tome II, 1971-1980). Admirateur de Jünger qu’il alla même rencontrer, Jacques Hallez était de ces hommes nourris dès leur plus jeune âge par les grands auteurs.

Les paysages lorrains qu’il a représentés toute sa vie résonnèrent sans doute en lui comme les mots de Jean Giono et de Jules Renard, ces chantres de la nature dont il fut un avide lecteur. Tel un fil rouge dans toute la production artistique de Jacques Hallez, on retrouve du premier ces descriptions attentives de paysages familiers, et du second, l’observation fidèle et parfois facétieuse des animaux.

 

Au début des années 1990 disparaissait une entreprise qui a marqué son temps, l’une des plus grandes entreprises lorraines. Quel Lorrain âgé de plus de 40 ans ne se souvient pas de ces magasins, des camions qui sillonnaient la région à l’enseigne COOP et bien sûr des timbres ristournes à coller ?

 

Bien qu’en dehors de la région lorraine, la cathédrale de Paris y puise actuellement beaucoup de forces vives. C’est le cas de l’entreprise Lebras Frères et sa filiale Europe Échafaudages qui achève la mise en sécurité générale de l’édifice. Mais sur un tout autre plan, deux laboratoires scientifiques de l’Université de Lorraine (HisCAnt-MA et l’Institut Jean Lamour) interviennent sur Notre-Dame et ses décombres pour tenter de percer certains de ses secrets dissimulés dans les pierres et les mortiers.

Le Barrois est une région d’inventions industrielles, dont la pérennité s’est souvent poursuivie en dehors de notre région ou a tout simplement cessé du fait des évolutions techniques? C’est le cas des deux exemples exposés dans cet article : le moteur Diesel et la machine à mouler de fonderie.

Le gisement de sel lorrain s’étire sur 230 kilomètres, mais le bassin exploitable ne s’étend que sur 70 kilomètre, de Tonnoy à Sarralbe. Ce n’est qu’en 1820, à la suite d’un forage à Rosières-aux-Salines, que l’on découvre la présence de sel gemme à proximité de Nancy. A Varangéville, le gisement couvre 12 000 kilomètres carrés avec une couche de sel d’une puissance (épaisseur)  de 90 mètres, dont on exploite que la partie la plus pure : « la onzième couche » ou « grande couche », à 160 mètres sous terre.

 

Dans les réserves du Musée de Sampigny, sommeille actuellement, le temps de l’exposition temporaire sur les Enfants du Clos, un très beau témoignage de l’attachement de l’ancien président de la République Raymond Poincaré, à sa femme Henriette.

Sacré meilleur ouvrier de France en 2019, dans le domaine de la verrerie d’art au chalumeau, Frédéric Demoisson est installé à Waville, dans la vallée du Rupt de Mad.

 

Qu’évoque pour vous Mathieu de Dombasle ? Pour tous ceux qui connaissent son nom, la réponse est évidente : c’est l’inventeur de la charrue ! C’est bien sûr exact… mais un peu court . Car l’homme est aussi agronome, chimiste, agriculteur, éducateur, industriel, écrivain, publiciste… au point d’être plus tard désigné comme le « père de l’agronomie française ».

C’est dans un site à la longue histoire que l’on découvre les scènes de la vie de Lay-Saint-Christophe et des villages environnants, du WVIIIème siècle aux années cinquante. Pendant des décennies, Jean-Edouard, enfant du village, artisan menuisier et 1er adjoint au Maire, à chiné et accumulé des objets qui font aujourd’hui la richesse de ce musée. Nostalgie pour certains, découverte et étonnement pour les plus jeunes.

 

Que regarde-t-il ? A quoi pense-t-il ? Pourquoi s’est-il immobilisé, accoudé à un arbre ?