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Avioth, le miracle en héritage

Situé non loin de la frontière belge, le village nord-meusien d’Avioth peut s’enorgueillir de posséder un ensemble architectural remarquable : l’église dédiée à Notre-Dame et le petit édicule qui s’élève au sud, « la Recevrese ».

Le lecteur un temps soit peu critique pourrait, avant même de lire cet article, se poser ces questions évidentes : pourquoi s’intéresser aux cimetières mémonites et surtout qui sont ces mémonites ?

Hormis les spécialistes de l’histoire des religions et en particulier du protestantisme, peu d’entre nous ont en effet entendu parler de ce mouvement religieux : il tient tout simplement à la rareté de ce type de cimetières. C’est dans l’Est qu’on les retrouve, principalement en Alsace, en Franche-Comté et en Lorraine. Ils sont les témoins discrets d’un mouvement religieux méconnu.

En 335, le pape Jules Ier fixe au 25 décembre la naissance de Jésus, fête mobile jusque là. Remplaçant les fêtes romaines du Sol Invictus du solstice d’hiver, elle ancrait une nouvelle tradition chrétienne, celle du temps de Noël, une célébration majeure du calendrier liturgique. Celle-ci donne alors naissance au thème iconographique de la Nativité, déjà sculptée sur les sarcophages paléo-chrétiens des catacombes romaines. La cripia, la mangeoire en latin, le bœuf, l’âne et les rois mages figurent aussi dès cette époque aux côtés de la Vierge et l’enfant.

 

La Nativité, une iconographie codifiée

Exceptionnels tympans romans : hiératisme et solennité

Statuaire gothique : la recherche du naturalisme

Les fastes de la Renaissance : des compositions de plus en plus théâtralisées

Entre baroque et classicisme : œuvre morale et plaisir esthétique

La crèche, pratique cultuelle et tradition culturelle

Crèches lorraines : un art populaire

 

 

Après plus de 250 ans, Voltaire revient de manière imagée à Lunéville pour une nouvelle exposition temporaire, couvrant la quasi totalité du rez-de-chaussée de l’Espace muséal de l’hôtel abbatial de Lunéville. Le grand philosophe des Lumières a séjourné 3 fois dans la cité ducale ; en 1735, en 1748 et en 1749. La première fois, pour fuir le courroux du roi à cause de ses écrits jugés subversifs comme La Pucelle d’Orléans (1735). Les fois suivantes, auprès de sa maîtresse, la brillante femme de sciences, Emilie Du Châtelet.

Philippe Hiegel est directeur des pèlerinages à l’évêché de Metz et secrétaire général de l’œuvre de Saint-Etienne de Metz, une association forte de 600 membres, qui œuvre à la connaissance et à l’embellissement de la cathédrale. Elle a, entre autres, permis la restauration du portail principal inauguré en 1903 et celle de l’orgue en nid d’hirondelle en 1981. Aujourd’hui, pour le 800ème anniversaire de la cathédrale, l’association s’attelle à la réalisation d’un parcours pédagogique et muséographique du trésor et de la crypte, digne des 700 000 touristes qui visitent chaque année la cathédrale messine.

Berger, l’un des plus ancien métier du monde est aussi un métier moderne qui répond à l’ensemble des attentes sociétales actuelles : respect de l’environnement, produit de qualité et création d’emplois dans les territoires. Paul, Pierre et Sébastien, trois bergers l’exercent, chacun à sa façon.

Le centenaire du début de la Reconstruction est l’occasion de mettre à l’honneur l’œuvre de l’artiste d’origine italienne Duillo Donzelli (1882 – 1966) qui a décoré une quarantaine d’églises de peintures murales, a sculpté huit monuments aux morts, a réalisé le mobilier liturgique d’une quinzaine d’édifices religieux et a conçu de nombreux monuments funéraires. Il est intervenu essentiellement le long de l’ancienne ligne de front de la Grande Guerre (côtes de Meuse, plaine de la Woëvre, Argonne). Artiste atypique au style indéfinissable, mêlant influences et sources diverses, il impressionne par l’abondance et la vivacité de son œuvre.

Fin 2021, l’usine des chaussures BATA du site d’Hellocourt à Moussey, à la frontière sud de la Moselle, fermait ses portes. 526 ouvriers étaient licenciés, partagés entre résignation, colère et désarroi.

Le fondateur de la manufacture, Thomas Bata, était mort depuis longtemps. il a ses détracteurs et ses hagiographes entre lesquels la Gazette ne prend pas parti. Il s’agit ici de revenir sur une formidable aventure industrielle dans le contexte du paternalisme par un homme pour lequel le bonheur universel ne pouvait s’atteindre autrement que par une ville et une vie d’homme entièrement tournées vers la production de ses chaussures.

L’histoire du site : à Moussey, Thomas Bata est descendu du ciel

Thomas Bata, un homme terriblement ordinaire qui ne se résignait jamais

L’usine d’Hellocourt : 70 ans, d’une aventure industrielle et humaine hors pair

De la pantoufle à la chausseure : un trust européen

Une intense activité architecturale : une remarquable cité, exemple de l’utopie paternaliste

Une bataville pour Batamen

Une église, oui, mais…

Le sport à Bata : une des valeurs de l’entreprise

 

Installé ) Buxières-sous-les-côtes (55) dans le Parc naturel régional de Lorraine, Olivier Chazot donn eà son atelier une mission de « bonification du patrimoine et de démocratisation du vitrail ». Depuis 25 ans, ce lyonnais s’inscrit dans la riche lignée des Maréchal, Janin, Gruber ou Benoit en mettant sa passion et son métier au service de ptès de 500 chantiers de restauration et de création, en Lorraine comme en France et à l’étranger.

En juin dernier s’est éteinte Blanche Catherine Wieser-Wendling. Dès ses études à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Nancy, elle consacrait sa thèse à un sujet lorrain : « l’imprimerie de Jarville, les papiers peints de Nancy 1901-1920 ». Cette passion pour le patrimoine et sa région trouva à s’épanouir avec la création de la Gazette Lorraine. Numéro après numéro, pendant 25 ans, elle illustra et coordonna la mise en page tout en rédigeant de nombreux articles. Elle nous laisse de nombreux dessins, sur tous les sujets qui l’inspiraient et la passionnaient, nous offrant ainsi la chance de partager encore longtemps son univers.

C’est en septembre 1982 qu’un antiquaire de Charmes, Maurice Lacour, crée à Xaronval, petit village vosgien situé entre Charmes et Mirecourt, la première Foire vosgienne des brocanteurs,, manifestation devenue annuelle, qui rassemble antiquaires et brocanteurs lorrains, ainsi que les amateurs de voitures anciennes, chaque dernier week-end de septembre.

 

Le nouvel espace muséal de l’hôtel abbatial de Lunéville, dédié aux arts du XVIIIème siècle, vient d’ouvrir ses portes; Lunéville peut s’enorgueillir de ce musée de 1000 m2, entièrement restauré, inscrit à l’inventaire supplémentaire des bâtiments historiques, et portant le label Monument historique, au cœur d’une ville classée Ville d’art et d’histoire depuis le 18 avril 2019.

L’histoire du théâtre de la Passion est intimement liée aux événements historiques et sociaux qui bouleversèrent la France, la Lorraine et Nancy. Aux lendemains de la défaite de 1870, la Lorraine perd une grande partie de son territoire, la nouvelle frontière passe à quelques kilomètres de Nancy. Environ dix mille réfractaires à la germanisation forcée s’installent à Nancy, apportant un sang neuf (plus de la moitié a moins de 40 ans) et répondent aux offres d’emplois des chefs d’entreprises, optants, comme eux.

On le monte et le descend quotidiennement sans même plus le remarquer. Certains le gravissent et le descendent avec solennité, d’autres, en hommes pressés, avalent ses marchent quatre à quatre.

L’escalier médiéval, un ouvrage déporté : Eglise Saint-Rémy à Saint-Pierrevilliers (55) / Hôtel de Ligneville à Chatillon-sur-Saône (88): Hôtel de Raville à Thioville (57) / Hôtel de Heu à Metz (57)

La Renaissance, l’influence italienne : Château de Fénétrange (57) / Château de Saint Sixte à Freistroff (57) / Palais des ducs de Lorraine, à Nancy (54) / Hôtel de Lillebonne à Nancy (54) / Château de Fleville (54) / Hôtel de Houdreville à Neufchâteau (88)

Le XVIIème siècle, l’allégement des structures : Abbaye Saint-Clément à Metz (57) / Abbaye Saint-Arnould à Metz (57)

Le XVIIIème siècle, les prouesses techniques pour une esthétique à la française : Hôtel de Salm à Bar-le-Duc (55) / 50 rue des ducs de Bar (55) / Château de Lunéville (54) / 2 rue du pont Saint-Marcel à Metz (57) / Abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson (54) / Château de Lue à Hayes (57) / Château de Pange (57) / Château de Goin (57) / Château de Bas à Champigneulles (54) / Musée des Beaux-Arts de Nancy (54) / Hôtel de ville de Metz (57) / Hôtel de ville de Nancy (54) /

Le XIXème  & XXème siècles, l’escalier historicisant : Palais du Gouverneur à Metz (57) / Hôtel de police à Bar-le-Duc (55) / Hôtel Hermitage à Vittel (88) / Escalier de la Tour Eiffel à Frouard (54) / Tour du Schlossberg à Forbach (57) / Château de Merbeaumont à Bar-le-Duc (55)

L’Ecole de Nancy, le décor organique : Villa Majorelle à Nancy (54) / Banque Renauld à Nancy (54)

L’Art déco, à la gloire de l’industrie : Usine Gantois à Saint-Dié-des-Vosges (88) / Siège des aciéries de Longwy à Longlaville (54), Société des hauts-fourneaux et fonderies de Pont-à-Mousson à Nancy (54)

Escaliers contemporains, création et design : Grand séminaire de l’Asnée à Villers-lès-Nancy (54) / Musée des Beaux-Arts de Nancy (54) / Flo-excelsior à Nancy (54) / Cité radieuse à Briey (54) / Ancien palais des congrès à Nancy (54) / Tour Marcel Brot à Nancy (54) / Artem à Nancy (54)

 

 

Propriétaire de la « Maison de Ligier Richier » à Saint-Mihiel, Francis Rembert, retraité de la Police nationale, actuellement délégué du Défenseur des droits en Meuse, est un grand amoureux du patrimoine meusien. Très investit dans le monde associatif, il est président fondateur de l’association IRIS de 1998 à 2009 qui lutte contre les déficits immunitaires d’origine générique (bébés-bulles +  200 autres pathologies). Reconnue d’utilité publique en 2007, IRIS est l’association référente pour l’espace francophone mondial.

Le 4 juillet 2013 en fin de matinée, la vallée de la Zorn entre de Réthal et le village de Lutzlbourg est en alerte. Les habitants les plus proches du canal remarquent que le niveau de l’eau est trop élevé et aussi d’une couleur anormalement rougeâtre, dans cette voie d’eau artificielle d’habitude parfaitement régulée. Ils apprennent rapidement que l’impensable vient de se produire.

Quatre silhouettes humaines en fonte disposées aux extrémités  d’une croix formant les quatre points cardinaux, tandis qu’un calice orne le centre de celle-ci…

Tel apparait cet ensemble de monuments élevé à Haudainville par le sculpteur parisien Xavier Dambrine  en 2002…

 

La paix à la gloire du  roi de France : Stanislas, prince et philosophe de la paix

Le 11 novembre 1918 : l’armistice n’est pas la paix…

La « der des der » : la longue marche vers le pacifisme

Je n’appartiens qu’à l’Europe : Yvan Goll, poète et pacifiste

Faire l’Europe pour faire la paix : Robert Schuman

Centre mondial de la paix des libertés et des droits de l’homme : Verdun, terre de guerre et capitale de la paix

La paix universelle source d’inspiration : l’arbre de la vie ou la Paix de Marc Chagall / Amilcar Zanoni : Paix au dessus des tombes / Bitche : un jardin pour la Paix / Colline de Sion ; Monument de la Paix / Franco Tigli : l’Atome de la Paix : Chapelle de la Paix de Merschweiller

 

Dessinateur, peintre, aquarelliste, Emile Gridel est surtout connu pour son observation pointue des animaux, qui fit de lui un peintre animalier reconnu.

On peut avoir été une référence absolue dans le domaine de la tapisserie et une gloire artistique, et ne plus être connu 50 ans plus tard que d’une poignée d’experts. Un oubli en partie réparé par l’exposition du Mobilier national au musée des Gobelins à Paris, à l’été 2016, « Au seul bruit du soleil », soleil qu’on aimerait à nouveau voir se lever sur les œuvres lorraines de Jean Lurçat.