Glanage, grappillage et autres collectes
Aussi longtemps qu’on s’en souvienne, le glanage a toujours existé. Que ce soit par plaisir, par nécessité ou encore par habitude, nous avons tous, peut-être sans le savoir, déjà glané. Cette pratique, un peu tombée en désuétude, est en fait un droit ancestral mais qui répond à certaines règles…Le glanage est ainsi souvent confondu avec la cueillette sauvage et il faut également le différencier du grappillage. Va-t-on glaner des champignons ? Qu’en est-il des ramassages de fruits dans les vergers et des carottes, pommes de terre et autres restes de culture ? Peut-on librement cueillir ail des ours, jonquille ou encore reine des prés ?
Qu’entendons-nous par glanage ?
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Seul bonbon français à bénéficier d’une Indication géographique protégée depuis 1996, la bergamote de Nancy cristallise cinq siècles d’histoire sucrière et lorraine. Née en Calabre, consacrée à la cour de Stanislas, codifiée au XIXe siècle par un confiseur venu du Wurtemberg, elle incarne un savoir-faire vivant autant qu’une mémoire collective.
L’histoire de la bergamote de Nancy commence loin de la Lorraine, sur les côtes italiennes du détroit de Messine. C’est en Calabre, entre les XIVe et XVIe siècles, qu’apparaît le bergamotier (Citrus bergamia), hybride né d’un croisement fortuit entre le fruit du bigaradier (l’orange amère) et celui d’un cédratier 1 (le cédrat, apparenté au citron). Le terme lui-même tirerait son origine du turc beg armudi (poire du seigneur) que l’italien aurait progressivement transformé en bergamotta.
Des collines de Calabre aux cours d’Europe
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L’un des plus grands promoteurs du XVIIIe siècle fut comme tout le monde le sait, Antoine-Augustin Parmentier. Pharmacien militaire né en Picardie en 1737, il découvre la pomme de terre pendant la guerre de Sept Ans (1757-1753), alors que la dysenterie ravage l’armée. Prisonnier de l’armée prussienne, il observe que “les soldats de l’autre camp s’en nourrissent efficacement”. Dès lors, il consacre son énergie à la promotion de ce tubercule en France, la surnommant “pain des pauvres”. En 1773, il publie Examen chymique des pommes de terre , développant et popularisant les connaissances scientifiques à son sujet.
Pour promouvoir son intérêt, il organise même des dîners à Versailles où il sert…
Dans le royaume de France, elle a mauvaise réputation… Le primat céréalier et la superstition expliquent les réticences du peuple, qui la perçoit comme le fruit du diable en raison de sa proximité botanique avec la Belladone ou la Mandragore. Elle reste principalement un aliment destiné au bétail et aux pauvres, suscitant aussi le dédain des savants et des institutions. Les pommes de terre sont également accusées de transmettre la lèpre, une fois cuites, en raison de la craquelure de leur peau qui ressemble à celle des lépreux 1… au point même d’être interdites de culture dans le nord du royaume par le Parlement de Paris en 1748.
Des préjugés sanitaires
Aux XVIIe et XVIIIe siècles en France, la pomme de terre fait encore l’objet de nombreuses critiques liées à des préjugés sanitaires, nutritionnels et sociaux, ….
Pendant ce temps, dans les Vosges, la culture de pommes de terre se développe suffisamment pour que, dès 1693, le curé de la Broque, Louis Piat, institue une dîme sur cette culture. Cette dîme suscite des contestations importantes qui provoquent, tout au long du XVIIIe siècle, le début de longues procédures juridiques entre les habitants du val de Saint-Dié, de la Celles et du val d’Orbey. La question est complexe : afin d’éviter les fraudes et de satisfaire les décimateurs*, il faut distinguer juridiquement le statut des cultures (terres arables, de culture ou de jachères) et les coutumes opérées entre dîmes, qu’elles soient insolites, ordinaires ou extraordinaires. Lors d’une audience du 28 juin 1715, l’avocat général Monsieur Bourcier de Monthureux ne montre pas beaucoup d’intérêt pour ce “fruit” qu’il qualifie de “vil et grossier”…
De Suisse, la plante se répand progressivement vers les régions françaises limitrophes, en Franche-Comté et en Bourgogne. Dans les Vosges, son introduction remonterait également à cette période. Nicolas-François Gravier en fait mention dans son ouvrage Histoire de Saint-Dié (1936) : « La pomme de terre fut introduite dans les Vosges par les vallées de Schirmeck et de Celles au XVIe siècle, en même temps que les idées de Calvin, qui y gagnèrent en popularité plus rapidement que la pomme de terre elle-même. Les Vosgiens attribuent l’introduction de cette plante aux Suédois, car sa culture ne se répandit dans la région qu’au milieu du XVIIe siècle, restant jusqu’alors confinée aux jardins et, au mieux, à quelques chenevières*. Quoi qu’il en soit, nous pouvons retracer sa progression dans le pays grâce aux sentences et arrêts qui ont marqué son parcours ».
Dans son article Histoire de l’introduction de la pomme de terre dans les Vosges publié dans les Annales de la Société d’émulation des Vosges en 1868, Charles publié dans les Annales de la Société d’émulation des Vosges en 1868, Charles Charton lie, quant à lui,…
Domestiquée il y a environ 8000 ans, sur les hauteurs de l’Altiplano andin, dans la région du lac Titicaca, la pomme de terre est découverte par les conquistadors espagnols au XVIème siècle. Deux grandes variétés vont alors de diffuser en Europe, par deux voies distinctes : en Angleterre d’abord, où l’amiral Walter-Raleig l’introduit dans la colonie de Virginie (il s’agit de la Solanum tuberosum, un tubercule jaunâtre et aux fleurs violacées) et puis en Espagne et dans le Dauphiné (pour la tubercule rougeâtre à fleurs violettes).
Gaspard Bauhin est le premier….
Après la Panthère des Neiges, ce nouveau film de Vincent Munier nous plonge en pleine forêt vosgienne, à la découverte de ses habitants, des plus communs aux plus rares.
Il nous invite à partager l’expérience de l’affût et à partir ainsi à la rencontre du Troglodyte mignon, du Lynx boréal, du Cerf élaphe ou encore du Grand-duc.
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Belrupt-en-Verdunois est un village meusien de 558 habitants où toutes les rues se continuent par un chemin forestier, hormis sa route d’accès provenant de Verdun proche de 5 km.
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Le pavillon de la biodiversité, nouvel espace du musée de la Cour d’Or Eurométropôle de Metz, a ouvert en août 2025. Immergeant le public dans la faune et la flore locale, il le sensibilise aux menaces qui pèsent sur le vivant. Fruit de cinq années de recherches et de travaux, il met aujourd’hui en valeur 446 spécimens.
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Depuis 2004, plusieurs études réalisées par le Conservatoire et de nombreuses observations réalisées par des naturalistes amateurs ont permis de mieux connaître les espèces et les milieux présents au sein de cette vallée humide et encaissée.
En entrant dans certaines forêts, vous croyez être soudain sur un vieux gréement. De vieilles cordées pendent partout, plus ou moins tendues. Ce sont en réalité des lianes qui peuvent atteindre, 10 ou 20 mètres, de long. Vous êtes en présence de la clématite des haies, qui s’accroche à tous les supports, et peut devenir gênante pour la croissance des jeunes arbres empêtrés dans ses filets.
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La Pays Haut en Meurthe-et-Moselle a subi depuis le milieu du XIXe siècle de profondes transformations de ses habitats naturels, essentiellement en lien avec l’exploitation industrielle du bassin ferrifère et de l’intensification agricole. Si ces transformations sont visibles dans la vallée de la Chiers, avec des occupations industrielles massives en fond de vallée et une importante urbanisation de type citées minières autour de Longwy et de Longuyon, la vallée de la Crusnes, plus au sud, reste encore aujourd’hui relativement épargnée, isolée, elle a conservée dans sa partie amont une qualité écologique remarquable.
Cette plante vivace dresse ses tiges de 20 à 60 cm de haut. Ses stalons, tiges rampantes et stériles s’étalent sur environ 1 mètre de diamètre, formant ainsi de petits massifs sur les bords de chemins foresriers.
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La rose Garance
Il faut sauver la rose Verdun
La rose Général de Vaulgrenant
Une rose pour le patrimoine
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