Adelphe, évêque de Metz
Adelphe est un prénom peu connu et qui a été peu répandu. C’est un mot grec, certainement à valeur mystique, signifiant frère. Il a été adopté dans ma famille maternelle en Lorraine aux XIXe et début du XXe siècle. Méconnu, il a été parfois confondu avec un prénom d’origine germanique, Adolphe. C’est ainsi que l’un de mes parents, le commandant Georgin, mort à Jarny en 1928, a vu son prénom transformé par l’imprimeur en Adolphe dans le faire-part de son décès.
En Lorraine et en Alsace, Adelphe fait référence à l’un des premiers évêques du diocèse de Metz. Son nom apparaît dans le catalogue métrique rédigé vers 776 et inséré dans le sacramentaire de l’évêque messin Drogon, et que reprend Paul Diacre 1 rédigeant, entre 783 et 791, un ouvrage sur la vie des évêques messins. Adelphe est le dixième de la liste, après saint Ruf, décédé vers 400, et avant saint Firmin. Nous sommes donc vers la fi n de l’Empire romain. Dans le diocèse de Metz, l’apparition d’un siège épiscopal doit probablement remonter à la seconde moitié du IIIe siècle au plus tôt. À l’époque d’Adelphe, le christianisme a une existence légale. Notre évêque aurait occupé le siège de saint Clément, premier évêque de ce diocèse, durant 17 ans.
Que sait-on de plus précis sur la vie d’Adelphe ?
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Seul bonbon français à bénéficier d’une Indication géographique protégée depuis 1996, la bergamote de Nancy cristallise cinq siècles d’histoire sucrière et lorraine. Née en Calabre, consacrée à la cour de Stanislas, codifiée au XIXe siècle par un confiseur venu du Wurtemberg, elle incarne un savoir-faire vivant autant qu’une mémoire collective.
L’histoire de la bergamote de Nancy commence loin de la Lorraine, sur les côtes italiennes du détroit de Messine. C’est en Calabre, entre les XIVe et XVIe siècles, qu’apparaît le bergamotier (Citrus bergamia), hybride né d’un croisement fortuit entre le fruit du bigaradier (l’orange amère) et celui d’un cédratier 1 (le cédrat, apparenté au citron). Le terme lui-même tirerait son origine du turc beg armudi (poire du seigneur) que l’italien aurait progressivement transformé en bergamotta.
Des collines de Calabre aux cours d’Europe
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En traversant Yutz aujourd’hui, rien ou presque ne laisse imaginer les bâtiments qui, il y a encore 30 ans,étaient toujours visibles. On ne voit plus maintenant qu’un vaste espace entouré de constructions standardisées, sans ambition architecturale. Un indice toutefois, il s’agit de l’esplanade de la Brasserie…
Après la limite est du plateau lorrain commence le vaste ban de 26 km2 sur lequel prospère Saverne, sous-préfecture peuplée de plus de 11 000 habitants. Le dénivelé est important entre le plus haut point, 463 m, et le plus bas dans la plaine, 177 m. Le grand public ignore souvent que le lieu était lié à l’espace lotharingien, il y a plus de deux mille ans !
Aujourd’hui, dans ce secteur, on passe de Lorraine en Alsace par la route, l’autoroute, le rail et le canal !
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Fifure discrète mais essentielle de la Belle Epoque, Jan Monchablon demeure un artiste plus reconnu outre-Atlantique que dans sa Lorraine natale. De Châtillon-sur-Saône à New-York, retour sur la vie et l’héritage d’un paysagiste amoureux de la nature et des hommes.
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Pourtant méconnu du grand public, Josph Stübben est considéré comme l’un des pionniers de l’urbanisme moderne. Son manuel de planification urbaine, « Der Städtebau », dont la première édition remonte à 1890, a été influencé par Haussmann et Camille Sitte. Le premier par sa quête de créer de grands boulevards pour améliorer la circulation (et également les déplacements des l’armée) ou l’importance des espaces publics et le second par l’intégration de principes esthétiques et artistiques, contribuant ainsi à une vision plus équilibrée et harmonieuse des villes modernes.
Voyage en Italie, la dernière exposition proposée à l’Hôtel abbatial de Lunéville s’intéresse au phénomène du « Grand Tour » qui a conduit les artistes et de nombreux autres voyageurs à découvrir la richesse de ce pays transalpin. Un groupe d’experts (cédric Andriot, François de Bernard, Thierry de Lachaise, Marc Leroy, Alain Petiot, Christiane Stutzmann, Philippe Bauret, Catherine Calame, sous le commissariat général de Jean-Louis Janin-Daviet) a, de plus, contribué à la rédaction d’un catalogue richement illustré qui évoque les liens réels entre Lunéville, l’Italie et le Grand Tour.
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Il y a 500 ans, un épisode tragique met en valeur le duc Antoine dans l’histoire de la Lorraine et de la chrétienté : le massacre des paysans luthériens révoltés en Alsace qui menaçaient ses Etats. On a, d’un côté, un personnage considéré à l’époque comme un héro de la foi et, de l’autre, la suite d’une révolte à la fois religieuse et sociale née en Allemagne, qualifiée même de mouvement révolutionnaire par Friedrich Engels.
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Ne cherchez pas de commune portant ce nom, les français l’ont rasée, n’en laissant que des pierres.
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En 1944, Senones, Moussez, les vallées de la Plaine et du Rabodeau, furent victimes de terribles extractions nazie.
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Le relief lorrain, avec ses buttes-témoins, ses tables, de grès et ses éperons rocheux, est propice à la fortification. Petit coup de projecteur sur quelques hauteurs fortifiées antiques, parmi des dizaines d’autres.
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Qui ne connaît pas Gravelotte et son expression « Ca tombe comme à Gravelotte » ? Dans certaines régions, quand il grêle, il paraît qu’on dit qu’il tombe des Gravelottes. Mais pourquoi ce village est-il devenu si célèbre ?
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Le rocher de Dabo est la carte postale de la Moselle et une destination touristique incontournable. Ce lieu haut perché, très accessible à tous, enfants comme personnes âgées, offre une vue exceptionnelle qui vaut le détour. Mais c’est aussi un haut-lieu historique et religieux de Lorraine.
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Nous sommes déjà venus ici, à la rencontre des fleurons de l’industrie verrière(Gazette N°126). Notre attention se porte aujourd’hui sur une autre facette de cette petite région lorraine. Bienvenue au pays de la frontière.
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Douaumont ou « le mont divin » (du latin divus mons) n’a pas tenu les promesses de cette étymologie si flatteuse. Durant la Grande-Guerre, ce lieu est au coeur d’un cataclysme. Sous le vocable de Douaumont, quatre sites, aujourd’hui demeurent.
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Arriver pour la première fois dans la préfecture de la Meuse est une expérience qui ne laisse pas indifférent les amateurs d’art et d’histoire. Posée sur un éperon barré qui domine la vallée de l’Ornain, Bar-le-Duc s’est développé à la fois en ville basse et en ville haute, un atout paysager qui ajoute à son charme.
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Le duc Léopold Ier, puis Stanislas Leszczynski en s’installant à Lunéville, vont contribuer à faire de cette cour, l’une des plus brillantes du XVIIIe siècle, inspirant à Voltaire cette phrase devenue célèbre : « on ne croyait presque pas avoir changé de lieu quand on passait de Versailles à Lunéville ».
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Sur les bords de la Meurthe, on a d’abord un village nommé Port. Au XIe siècle, un chevallier nommé Aubert se rend à Bari, en Italie, sur le tombeau de saint-Nicolas. Le gardien est lorrain et Aubert obtient facilement un os du doigt qui trouve place à Port dans une chapelle, puis dans une modeste église édifiée pour vénérer la relique.
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Le point le plus élévé de la colline de Sion-Vaudémont est de 540 m d’altitude. De quoi faire sourire les randonneurs alpins. Pourtant, cette modeste hauteur, éloignée des grandes voies de communication, est un lieu de puissance et de foi, un haut-lieu de l’histoire lorraine.
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L’histoire naturelle a façonné en Lorraine une grande diversité de reliefs et de « pays ». Entre les peuples, les langues et les principautés qui se sont installés ici, pas davantage d’unité. Pour discerner les particularités lorraines – il y en a ! – il faut prendre un peu de hauteur.
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