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Tremblements de terre : en Lorraine, le sol tressaille depuis longtemps

Il est reconnu que l’Alsace, le Jura et les Alpes constituent les zones les plus à risque en France. Le département des Vosges est quant à lui le département lorrain le plus sensible aux tremblements de terre? Une zone sismique modérée s’étendant d’Epinal à Saint-Dié-des-Vosges regroupe 202 communes…

Partout dans le monde et depuis la nuit des temps se répètent des catastrophes naturelles, souvent impromptues, incomprises, toujours dévastatrices. Si la Lorraine échappe à certaines d’entre elles (tsunamis, avalanches…) et peut s’enorgueillir d’un climat et de conditions tempérés, force est de constater la multiplication de phénomènes soudains et puissants, face auxquels nous peinons à trouver des réponses.

Toute une génération a encore en tête les grandes sécheresses de 1976, les inondations de 1983 et….

Marie et Jeanne de Rainfaing, déclarées lépreuses ont connues cette cérémonie à Remiremont.

Le 15 juin 1597, à huit heures du matin, au son de toutes les cloches de la ville, recouvertes d’un grand voile noir, se rendirent à la porte de l’église paroissiale.

La chapelle actuelle se situe à l’emplacement d’une maladrerie située le long de la route menant à Luxembourg, jouxtant l’ancien cimetière Sainte-Suzanne.

Cette affection est souvent considérée comme un « cadeau » fait à l’Europe lors de l’occupation des Sarrasins au VIIIe siècle ou un « butin mortifère » contracté lors des croisades e 1095 et 1147. il est cependant avéré que la Lèpre existant déjà dans l’antiquité égyptienne et qu’elle sévissait depuis bien longtemps en Europe.

Le village de Malzéville, situé à proximité immédiate de Nancy sur la rive droite de la Meurthe, a été touché au XVIIe siècle par l’épidémie de peste, dans le contexte de la guerre de Trente ans.

La Lorraine fut victime de terribles épidémies de peste. poutant les traces en sont aujourd’hui discrètes : croix et chapelles « des pestiférés », cantons de la « maladrerie » ou des « bordes » sur nos cadastres et fréquentes représentations de saint Roch et de saint Sébastien dans nos églises. C’est peu. Où est donc passée la mémoire de ces temps cruels ?

Dans l’Egypte ancienne, sous le règne du pharaon Akhenaton, une épidémie qui pourrait être la grippe, s’est développée dans la cité d’Armama pour atteindre le Proche-Orient et Hippocrate traite ces symptômes dans l’épidémie qui touche Athè,es en -412. Mais c’est en 1580 que la description de la maladie ne laisse aucun doute.

« La Lorraine a éré fort touchée par le choléra pendant les années 1832, 1840, 1849, 1855. En 1865-66, il n’y eu qu’un petit nombre de cas. L’épidémie de 1873 fut relativement bénigne ; en outre dans les statistiques données, où il est fait menstion de choléra, il s’agit plus souvent de gastro-entérite infantile (choléra infantile). ».

On doit ce résumé, daté de 1913, au docteur Louis Bertrand, dans son livre « Le choléra asiatique en Lorraine ». Il y brosse…

Le typhus est une maladie infectieuse, contagieuse, due à une rickettsie, une bactéie isolée par Howard Taylor Ricketts….

Au fil des siècles, la Lorraine a été le théâtre de multiples épidémies qui ont profondément marqué son histoire et son paysage social.

De la lèpre, souvent perçue comme un châtiment divin, aux ravages du choléra, en passant par la peste qui a décimé les populations durant les guerres du XVIIe siècle, chaque épidémie a laissé des traces indélébiles.

Ce 27 janvier 1731, Jeanne Guerlange, épouse Burghaut, met au monde un petit Joseph-Pierre. L’acte de baptême nous apprend que son papa, Pierre, est bourgeois de Metz et receveur de l’ordre de Malte. Sa marraine est sa tante, Marie Burghaut qui signe « Buchose » et son parrain, le chevalier de l’ordre militaire Saint-Louis, Charles-Joseph Schwartzhausen. L’acte de baptême nous apprend que le nom de Burhgaut est remplacé par Buchoz en vertue d’une sentence rendue au baillage de Metz, le 24 janvier 1758.

En 1675, à la suite d’une visite d’inspection des fortifications de la ville de Metz, Vauban écrivait à Louis XIV : « Les places fortes du royaume défendent les provinces, Metz défend l’Etat ! ». Deux cents ans plus tard, la ville tombait entre les mains des Prussiens après un siège de deux mois ; c’était le 28 octobre 1870. Les confins de l’Est n’étaient plus protégées…

 

De Montmédy à Belfort, un rideau défensif

La géographie, auxiliaire indispensable des militaires

Un système fortifié, en perpétuelle adaptation

1914, les fortifications à l’épreuve de l’invasion

Après Verdun, les leçons de la Grande Guerre

 

Les courbes des ballons vosgiens du côté lorrain et la pelouse de leurs sommets suggèrent une image de très vieille montagne usée. Mais nos sources mettent en évidence une tout autre histoire naturelle et humaine, celle d’une montagne « récente », qui doit son apparence actuelle à l’homme.

 

Le massif Vosgien : une montagne « récente »

Les crêtes vosgiennes : une très ancienne occupation humaine

Le haut domaine des ducs de Lorraine ; le conflit des Hautes-Chaumes

Du XVIIe au XIXe siècle : entre guerres et partages

1870 / 1914 : la frontière franco-allemande

Hiver 1944 / 1945 : les enjeux du Hohneck

Les marcaires : mes jardiniers de la montagne

Les chaumes aujourd’hui : la nature en grand

 

 

En 1754, Jean-François Pilâtre de Rozier, l’un des deux premiers aéronautes de l’Histoire, nait sur l’ile du Fort-Moselle à Metz. C’est également sur cette ile qu’est créée la poste aérienne en septembre 1870, dans l’enceinte de l’hôpital militaire, alors que la ville est assiégée par les Prussiens. Cet événement est également connu sous le nom de « papillon de Metz ».

 

 

Existe-t-il un article impossible à écrire ? Probablement pas, mais écrire une biographie rapide, sérieuse, précise et nuancée de Marie Marvingt est un véritable défi.

 

A mi-chemin entre Bar-le-Duc et Saint-Dizier, entre des plateaux couverts de grandes forêts ou de vastes étendues céréalières, la rivière de la Saulx dessine une belle et verte vallée sinueuse. Nous vous proposons de parcourir ensemble cette vallée, avec ses surprises, ses trésors, avec la Saulx parfois presque à sec ou brusquement abreuvée d’eau. Les eaux Lorraines coulent plutôt vers le nord. Mais la Saulx et son affluant, l’Ornain, ont été capturés par la Marne voici 120 000 ans, ce qui n’est pas tout à fait anodin pour l’histoire singulière de ce pays des marges du Barrois.

Hydrologie, géologie : une histoire naturelle singulière

Montiers-sur-Saulx, porte de la Meuse

Au fil de l’eau… : de Montiers à Stainville

Au fil de l’eau : de Stainville à Haironville

Au fil de l’eau : de Haironville à Andernay

 

Marcel Spisser est inspecteur pédagogique régional d’histoire honoraire. Il est l’auteur de nombreux manuels scolaires, dont un franc-allemand et préside, depuis 2003, l’association des Amis du mémorial d’Alsace-Moselle (AMAM) créée en 2000. Sa mission officielle est de proposer des événements en lien avec l’histoire de l’Alsace–Moselle, tout en faisant la promotion du mémorial ; sa mission « officieuse » est d’écouter les affirmations péremptoires avec bienveillance. Son ambition : toucher son prochain avec humour. Son sacerdoce : faire réfléchir sur les fausses certitudes et relever avec délicatesse ceux qui, terrassés par l’histoire, sont à terre… Il est alsacien et bien trop occupé par ailleurs.

Le lecteur un temps soit peu critique pourrait, avant même de lire cet article, se poser ces questions évidentes : pourquoi s’intéresser aux cimetières mémonites et surtout qui sont ces mémonites ?

Hormis les spécialistes de l’histoire des religions et en particulier du protestantisme, peu d’entre nous ont en effet entendu parler de ce mouvement religieux : il tient tout simplement à la rareté de ce type de cimetières. C’est dans l’Est qu’on les retrouve, principalement en Alsace, en Franche-Comté et en Lorraine. Ils sont les témoins discrets d’un mouvement religieux méconnu.

Après plus de 250 ans, Voltaire revient de manière imagée à Lunéville pour une nouvelle exposition temporaire, couvrant la quasi totalité du rez-de-chaussée de l’Espace muséal de l’hôtel abbatial de Lunéville. Le grand philosophe des Lumières a séjourné 3 fois dans la cité ducale ; en 1735, en 1748 et en 1749. La première fois, pour fuir le courroux du roi à cause de ses écrits jugés subversifs comme La Pucelle d’Orléans (1735). Les fois suivantes, auprès de sa maîtresse, la brillante femme de sciences, Emilie Du Châtelet.