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Inventaire général : la photographie, une place majeure

Dès sa création en 1964, les fondateurs de l’Inventaire considèrent la photographie comme un élément essentiel de l’étude scientifique, permettant avec objectivité de rapprocher des œuvres éloignées et contribuant à l’analyse des chercheurs. Ils recrutent de “vrais photographes”
formés et diplômés.

Si l’inventaire topographique est la démarche la plus courante des opérations d’inventaire, des enquêtes thématiques, traitant d’un sujet particulier sur toute une région, sont également conduites.

L’inventaire topographique est généraliste : il concerne l’ensemble des patrimoines présents sur une aire géographique donnée. La circonscription géographique est primordiale puisqu’elle permet de
déterminer des typologies de patrimoine caractéristiques d’un territoire.

Installé à Nancy depuis 60 ans, deux ans après sa création par André Malraux, l’Inventaire général recense, étudie et fait connaître toute œuvre qui, du fait de son caractère artistique, historique, culturel
ou archéologique constitue un élément de patrimoine national. Ce dossier est l’occasion de revenir sur l’histoire, les missions, les méthodes et un aperçu des résultats de cette “aventure de l’esprit” en Lorraine.

Nancy, site patrimonial remarquable, avec Yann Vaxelaire – collection. images du patrimoine – éditions Lieux-Dits

La basilique Saint-Maurice d’Epinal, avec Anne Malgouyre – collection parcours du patrimoine – éditions Lieux-Dits

Si l’Art nouveau fait aujourd’hui la fierté de Nancy, il y a quelques décennies ses admirateurs étaient moins nombreux. Quand une démolition accélère la protection du patrimoine de l’Ecole de Nancy …

Notre revue s’intitule désormais « la revue des patrimoines », au lieue de « la revue du patrimoine et de l’environnement », ce changement de nom reflète l’évolution de la notion ; ce terme qui englobe désormais la nature et le bâti, l’homme et le reste du vivant, qui ne lui est pas nécessairement rattaché. Le contenu reste le même, traitant la nature avec le le même soin que l’architecture ou les arts.

Explorons l’étymologie de ce terme.

Le patrimoine, une invention politique,

Les monuments historiques, une affaire d’Etat,

Le patrimoine est aussi immatériel,

Les sites naturels sont aussi des monuments historiques,

Au Val d’Ajol, des pierres nous parlent… Toutes personne qui sillonne son vaste territoire est frappée par les nombreuses croix dispersées dans ses 66 hameaux, dans son immense forêt ou dans ses champs. Différentes sources disent d’ailleurs qu’il serait le plus grand. chemin de croix de la chrétienté. Imperturbables, solidement plantés dans le sol, tendues vers le ciel, ces croix constituent un riche parcours spirituel, culturel et artistique.

La canne n’a plus la place qu’elle avait et n’est plus l’attribut de mode qu’elle avait été au XIXème siècle. A ce qu’il paraît; il fallait voir Balzac traverser Paris avec la sienne.

Au musée d’Hagondange, autre ambianve, autre temps,… la deuxième guerre mondiale,….

C’est à Manchester, en 1804, qu’un boulanger nommé Besson aurait, le premier, fabriqué du pain à base de fécule de pommes de terres, en la mélangeant à la farine.

Un de nos lecteurs, Antoine Karp, ethnobotaniste spécialisé dans les pratiques alimentaires, nous a transmis quelques précisions sur la pomme de terre en Lorraine, glanées notamment dans les travaux de Michel Morineau (annales de démographie historique, 1974.

À quelques pas de Vaucouleurs, près de la riante vallée de la Meuse, se trouve le village de Rigny-la-Salle que l’on peut malheuseusement traverser sans prendre garde, ou presque, aux vestiges d’un site autrefois monumental..

Une ville universitaire comme Nancy s’enrichit au quotidien de la présence de la jeunesse estudiantine et de l’émulation culturelle et scientifique que nourrissent les étudiants, les enseignants et les chercheurs. L’existence de l’université dans la ville est aussi génératrice de patrimoine. Au fil des décennies, l’institution fait construire des édifices d’exception qui suivent les grands courants de l’histoire de l’architecture et en sont des exemples, parfois singuliers, souvent remarquables

Le transfert de l’Université de Pont-à-Mousson en 1768 est à l’origine de l’enseignement supérieur à Nancy. L’hôtel de l’université (actuelle bibliothèque municipale) n’accueille que très brièvement l’institution, supprimée dès 1793 dans le contexte révolutionnaire.

Une fois n’est pas coutume, notre rencontre nous entraîne en Haute-Saône, à la découverte d’un « Lorrain de cœur ». Alain Barrot consacre une grande partie de son temps à étudier et diffuser l’histoire de la bergamote, ce fruit devenu l’emblème de notre région. Auteur d’un ouvrage de référence, il collectionne depuis des années les fameuses boîtes à l’enseigne des « Bergamotes de Nancy ».

Avec 35 sites labellisés, la Meurthe-et-Moselle est le département lorrain qui regroupe sur son territoire le plus grand nombre d’architectures contemporaines remarquables. L’agglomération nancéienne en concentre à elle seule une vingtaine, ce qui démontre le rôle prépondérant de Nancy en tant que centre décisionnel, universitaire et culturel.

La commune intra-muros totalise 13 édifices labellisés, témoignant de l’intensité de sa production architecturale durant la seconde moitié du XXe siècle.

  • Toul : la Place ronde, une utopie urbanistique des Trente Glorieuses
  • Vandœuvre-lès-Nancy : la Seconde Guerre mondiale la faculté des Sciences, entre architecture et pédagogie
  • Nancy : le lycée Cyfflé, modernité pédagogique et innovation structurelle
  • Nancy : tour Joffre et palais des congrès, un exemple de polarité urbaine et de fonctionnalisme
  • Jarville-la-Malgrange : un musée du fer à l’architecture muséale et mémorielle de l’histoire industrielle locale
  • Mousson : la chapelle de Lumière, spiritualité et modernité architecturale

L’histoire de Metz regorge de richesses et d’anecdotes.

Florent Albiani, grâce à ses échappées temporelles, propose de la découvrir de manière vivante et insolite, de manière vivante et insolite, au côté du maréchal de Belle-Isle (1684-1761), gouverneur de la province des Trois-Évêchés, en résidence à Metz de 1727 jusqu’à la fin de sa vie.
Visites en costume et “escape games” urbains font remonter le temps aux petits et grands.

Encore une église sauvée dans un village vosgien, celui de Brantigny, près de Charmes, à 22km d’Epinal…

Lorsqu’on évoque le château de Sampigny, entre Commercy et Saint-Mihiel, c’est souvent la demeure de l’ancien président Raymond Poincaré qui vient à l’esprit.

Pourtant…

Pourtant méconnu du grand public, Josph Stübben est considéré comme l’un des pionniers de l’urbanisme moderne. Son manuel de planification urbaine, « Der Städtebau », dont la première édition remonte à 1890, a été influencé par Haussmann et Camille Sitte. Le premier par sa quête de créer de grands boulevards pour améliorer la circulation (et également les déplacements des l’armée) ou l’importance des espaces publics et le second par l’intégration de principes esthétiques et artistiques, contribuant ainsi à une vision plus équilibrée et harmonieuse des villes modernes.

Située entre Bayon et Lunéville, sur le ban de Méhonville et dominant Brémoncourt, une colline autrefois monumentale ne se distingue plus dans le paysage. Et pourtant, jusqu’à la Révolution, une abbaye importante dominait les environs.