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Une épopée animalière née en Lorraine… éléments d’enquête d’archéologie littéraire

Un veau se libère d’une grange pour rejoindre la pairie, mais finit dans la tanière d’un loup qui se réjouit de l’idée de le dévorer. Ce pourrait être le motif d’une courte fable, parmi tant d’autres, se déroulant dans le cadre bucolique d’une forêt vosgienne. C’est le début d’une étonnante épopée animale : l’évasion du prisonnier (Ecbasis cuiusdam captivi), composée au XIIème siècle par un moine lorrain, issu de l’abbaye Saint-Evre de Toul, alors en poste à Trèves. un manuscrit caractéristique de son temps à plusieurs titre que nous vous invitons à découvrir dans ce dossier.

 

L’évasion du prisonnier, en résumé : l’histoire du manuscrit

Les troubadours mystiques : l’environnement littéraire de l’époque

Le centon, un plagiat virtuose

Une évasion du XIIème siècle, ancêtre du Roman de Renard

Le genre du Renard et de la Panthère : un détail de traduction

A mi-chemin entre Esope et le Roman de Renard, ma fable du Lion malade

Un bestiaire médiéval : fenêtre symbolique sur le XIIème siècle

De l’exotisme dans le bestiaire

 

« Encore un effort et on va y arriver ! ». Voilà ce que l’on a envie de dire quand on découvre le projet de la maison de santé.

 

Quand on parle de « geste » en architecture, il est malheureusement souvent exploité au détriment du contexte patrimonial, urbain et paysager. Mais rassurons-nous : des exemples heureux existent !

Située à 8 kilomètres du département des Vosges, Reynel est aujourd’hui un modeste village d’environ 120 habitants. A lire ceci, on a du mal à imaginer qu’au Moyen-Âge, ce lieu était une ville entourée de remparts, chef lieu d’un archidianconé du diocèse de Toul, qui dépendait alors du comté de Champagne. De son passé, il subsiste en particulier un château. L’entrée du domaine est discrète, dans un virage à la sortie du village.

 

A mi-chemin entre Bar-le-Duc et Saint-Dizier, entre des plateaux couverts de grandes forêts ou de vastes étendues céréalières, la rivière de la Saulx dessine une belle et verte vallée sinueuse. Nous vous proposons de parcourir ensemble cette vallée, avec ses surprises, ses trésors, avec la Saulx parfois presque à sec ou brusquement abreuvée d’eau. Les eaux Lorraines coulent plutôt vers le nord. Mais la Saulx et son affluant, l’Ornain, ont été capturés par la Marne voici 120 000 ans, ce qui n’est pas tout à fait anodin pour l’histoire singulière de ce pays des marges du Barrois.

Hydrologie, géologie : une histoire naturelle singulière

Montiers-sur-Saulx, porte de la Meuse

Au fil de l’eau… : de Montiers à Stainville

Au fil de l’eau : de Stainville à Haironville

Au fil de l’eau : de Haironville à Andernay

 

Il est des souvenirs d »enfance qui ne demandent qu’à ressurgir… jusqu’à prendre forme lorsque le temps disponible s’accroit. C’est l’histoire d’un habitant de Cornimont (88), Gérard Mougin. Il gardait au fond de sa mémoire la beauté et la résonance si particulière des orgues mécaniques diffusant la musique sur les manèges qui animaient les foires de sa jeunesse dans les villages vosgiens.

 

Couvrant 3 952 hectares, étagé de 390 ) 1009 mètres d’altitude, le ban de Grandfontaine jouxte trois départements lorrains par la montagne du Donon. Deux rivières, la Plaine et la Sarre blanche, ont leur source sur ce territoire essentiellement forestier. L’histoire locale mêle religions et industrie du fer.

Dans le cycle varié de l’exploitation et de l’utilisation du bois, se pose le problème du transport. La solution la plus simple et la plus efficace a longtemps été le flottage sur des cours d’eau. Les Assyriens le pratiquaient déjà au IIIème millénaire avant J.-C.

Notre propos s’attachera à l’espace lorrain plus particulièrement. On découvrira les produits transportés les destinations, le travail des hommes dans cette activité aujourd’hui disparue.

Il faudra vous y faire. Le nom de Thélod, une commune de 250 habitants, se prononce ici « Thio ». Au sud-ouest de Neuves-Maisons, ce village est protégé des vents d’ouest par le « Mont » qui est presque une butte-témoin, recouverte par un massif forestier. Près de sa lisière sud, le « Pilier », une tour géodésique de 12 mètres de haut, marque l’altitude maximum du Mont : 451 mètres.

 

Curieusement, les architectures religieuses en France des six dernières décennies ne sont guère connues du grand public. Alors que les visiteurs se pressent vers une petite chapelle ancienne perdue dans la campagne, rares sont ceux qui s’intéressent aux lieux de culte contemporains.

Au sortir de la guerre, reconstructions et constructions nouvelles

Architectes renommés et concepts novateurs

Une nouvelle mission : construire sa paroisse et son église

Une visibilité nouvelle : église et maison d’église

La nouvelle symbiose : architecture et liturgie

Les années 60 : simplicité et lumière

Un héritage à… conserver, réhabiliter, détruire ?

 

 

L’art d’habiller les murs des pièces d’habitation suit aussi ses propres modes. Au Moyen-Age et à la Renaissance, ils disparaissaient sous d’immenses tapisseries, lesquelles sont remplacées par des boiseries, puis des toiles marouflées, des soieries et enfin, dès la fin du XVIIIème siècle par des papiers peints panoramiques. Découvrons ce patrimoine bien rare, dont il ne subsiste que deux d’origine en Lorraine.

Restaurer une église, c’est bien, tenir compte de son environnement paysager, c’est mieux.

Rapiécée, dégradée, puis achevée par une tempête, la toiture de l’église de Marat-la-Grande n’avait plus fière allure avec ses bâches de protection.

 

Situé non loin de la frontière belge, le village nord-meusien d’Avioth peut s’enorgueillir de posséder un ensemble architectural remarquable : l’église dédiée à Notre-Dame et le petit édicule qui s’élève au sud, « la Recevrese ».

Le lecteur un temps soit peu critique pourrait, avant même de lire cet article, se poser ces questions évidentes : pourquoi s’intéresser aux cimetières mémonites et surtout qui sont ces mémonites ?

Hormis les spécialistes de l’histoire des religions et en particulier du protestantisme, peu d’entre nous ont en effet entendu parler de ce mouvement religieux : il tient tout simplement à la rareté de ce type de cimetières. C’est dans l’Est qu’on les retrouve, principalement en Alsace, en Franche-Comté et en Lorraine. Ils sont les témoins discrets d’un mouvement religieux méconnu.

En 335, le pape Jules Ier fixe au 25 décembre la naissance de Jésus, fête mobile jusque là. Remplaçant les fêtes romaines du Sol Invictus du solstice d’hiver, elle ancrait une nouvelle tradition chrétienne, celle du temps de Noël, une célébration majeure du calendrier liturgique. Celle-ci donne alors naissance au thème iconographique de la Nativité, déjà sculptée sur les sarcophages paléo-chrétiens des catacombes romaines. La cripia, la mangeoire en latin, le bœuf, l’âne et les rois mages figurent aussi dès cette époque aux côtés de la Vierge et l’enfant.

 

La Nativité, une iconographie codifiée

Exceptionnels tympans romans : hiératisme et solennité

Statuaire gothique : la recherche du naturalisme

Les fastes de la Renaissance : des compositions de plus en plus théâtralisées

Entre baroque et classicisme : œuvre morale et plaisir esthétique

La crèche, pratique cultuelle et tradition culturelle

Crèches lorraines : un art populaire

 

 

Philippe Hiegel est directeur des pèlerinages à l’évêché de Metz et secrétaire général de l’œuvre de Saint-Etienne de Metz, une association forte de 600 membres, qui œuvre à la connaissance et à l’embellissement de la cathédrale. Elle a, entre autres, permis la restauration du portail principal inauguré en 1903 et celle de l’orgue en nid d’hirondelle en 1981. Aujourd’hui, pour le 800ème anniversaire de la cathédrale, l’association s’attelle à la réalisation d’un parcours pédagogique et muséographique du trésor et de la crypte, digne des 700 000 touristes qui visitent chaque année la cathédrale messine.

Si des décennies de travaux méritent largement un tableau d’honneur cette année, c’est une pique qu’il convient de donner. En effet, dès qu’on arrive face au château de Commercy, l’harmonie et la majesté de cet ensemble classique sont entâché par la présence d’une création végétale.