Chardon d’honneur : le château de Commercy, une restauration à saluer
Classé Monument Historique en 1926 mais très endommagé par la Seconde guerre mondiale, le château de Commercy racheté par la municipalité à l’État en 1957 fait l’objet d’une restauration remarquable.
…
Fin 2021, l’usine des chaussures BATA du site d’Hellocourt à Moussey, à la frontière sud de la Moselle, fermait ses portes. 526 ouvriers étaient licenciés, partagés entre résignation, colère et désarroi.
Le fondateur de la manufacture, Thomas Bata, était mort depuis longtemps. il a ses détracteurs et ses hagiographes entre lesquels la Gazette ne prend pas parti. Il s’agit ici de revenir sur une formidable aventure industrielle dans le contexte du paternalisme par un homme pour lequel le bonheur universel ne pouvait s’atteindre autrement que par une ville et une vie d’homme entièrement tournées vers la production de ses chaussures.
…
L’histoire du site : à Moussey, Thomas Bata est descendu du ciel
Thomas Bata, un homme terriblement ordinaire qui ne se résignait jamais
L’usine d’Hellocourt : 70 ans, d’une aventure industrielle et humaine hors pair
De la pantoufle à la chausseure : un trust européen
Une intense activité architecturale : une remarquable cité, exemple de l’utopie paternaliste
Une bataville pour Batamen
Une église, oui, mais…
Le sport à Bata : une des valeurs de l’entreprise
Installé ) Buxières-sous-les-côtes (55) dans le Parc naturel régional de Lorraine, Olivier Chazot donn eà son atelier une mission de « bonification du patrimoine et de démocratisation du vitrail ». Depuis 25 ans, ce lyonnais s’inscrit dans la riche lignée des Maréchal, Janin, Gruber ou Benoit en mettant sa passion et son métier au service de ptès de 500 chantiers de restauration et de création, en Lorraine comme en France et à l’étranger.
…
Restaurée il y a quelques années, cette maison paysanne traditionnelle ) Forcelles-Saint-Gorgon, (54) ne cesse d’être admirée. Il faut dire qu’on touche à l’idéal : enduit à la chaux de ton pierre, portes e, bois aux couleurs judicieuses, fenêtres à six carreaux moulurés à l’extérieur, et même végétalisation en pied de façade.
Un oratoire du nom d’Hilariacum fut créé au VIème siècle dans un site où se situe Saint-Avold aujourd’hui. La règle de Saint-Benoît y est plus tard introduite et l’oratoire devient abbaye de Saint-Nabor du nom d’un officier romain, martyrisé sous Dioclécien. Ses reliques y sont transférées en 765. La localité qui se développe autour du monastère prend naturellement le nom de Saint-Nabor, évoluant peu à peu en Saint-Avold, au gré des dialectes locaux et des enregistrements de l’administration française. Les habitants actuels restent les Naboriens et Naboriennes. La ville est un centre commercial actif au XVIème siècle et s’industrialise dès la première moitié du XIXème siècle (fonderie, fabrique de flanel, brasserie, faïencerie, tannerie…). Le charbon va assoir la prospérité de la ville à partir de 1862.
…
Située à trois kilomètres du département des Vosges, à l’écart des axes routiers importants, le village de Nijon est aujourd’hui Champenois. Il est environné de molles éminences couronnées de forêt. Le ban s’étend sur 771 hectares et son altitude varie de 318 à 483 mètres. Il est arrisé par le Mouzon, affluent de la Meuse.
…
Cet été, le jour du 15 août, j’ai enfin concrétisé un souhait qui me tenait à cœur depuis plusieurs années : je suis allé découvrir la route des chalots. Avec mon épouse, et mon frère, nous sommes allés jusqu’à Plomblière-les-Bains en voiture. Arrivés sur le parking de l’élégante promenade des Dames, l’entrée de la ville, nous avons déchargé nos vélos afin de parcourir la bonne centaine de kilomètres de cet itinéraire vraiment intéressant.
La vallée du Madon mérite tout notre intérêt. C’est une belle et discrète vallée à découvrir, à ka nature parsemée de sites historiques et remarquables, au milieu du Saintois (Xaintois dans les Vosges) qui, pendant le haut Moyen ¨Âge, désigné le vaste pagus suentensis, le « pays des moissons », qui s’entendait de Fontenoy-le-Château à Pont-Saint-Vincent.
La Vôge, le pays des sources de la Saône et du Madon
Les sources du Madon, un vallon sacré
Le Madon, la force de l’eau
Les trois vallons : entre grès et calcaire
Mirecourt, des atouts culturels
Le Madon à Xirocourt, une belle escapade
Haroué, la merveille du bord de l’eau
Pulligny, un village à découvrir
Les marques de l’histoire et de l’industrie
Tout au long du Madon, une faune et une flore variées
Le nouvel espace muséal de l’hôtel abbatial de Lunéville, dédié aux arts du XVIIIème siècle, vient d’ouvrir ses portes; Lunéville peut s’enorgueillir de ce musée de 1000 m2, entièrement restauré, inscrit à l’inventaire supplémentaire des bâtiments historiques, et portant le label Monument historique, au cœur d’une ville classée Ville d’art et d’histoire depuis le 18 avril 2019.
Au cœur du Parc naturel de régional des Ballons des Vosges, le bourg de Lièpvre -Lebereau en allemand – n’est qu’à 8 kilomètres de limite des Vosges. Le ban se développe sur 12255 hectares, avec des altitudes allant de de 234 à 930 mètres.
La cité des braves. C’est ainsi que Napoléon Bonaparte a surnommé Phalsbourg en souvenir des nombreux militaires de haut rang nés ici. Ville attachante à l’histoire riche, l’épisode qui nous intéresse aujourd’hui remonte au 15 janvier 1813 et s’est déroulé dans le bâtiment historique qui abrite aujourd’hui la mairie.
…
On le monte et le descend quotidiennement sans même plus le remarquer. Certains le gravissent et le descendent avec solennité, d’autres, en hommes pressés, avalent ses marchent quatre à quatre.
…
L’escalier médiéval, un ouvrage déporté : Eglise Saint-Rémy à Saint-Pierrevilliers (55) / Hôtel de Ligneville à Chatillon-sur-Saône (88): Hôtel de Raville à Thioville (57) / Hôtel de Heu à Metz (57)
La Renaissance, l’influence italienne : Château de Fénétrange (57) / Château de Saint Sixte à Freistroff (57) / Palais des ducs de Lorraine, à Nancy (54) / Hôtel de Lillebonne à Nancy (54) / Château de Fleville (54) / Hôtel de Houdreville à Neufchâteau (88)
Le XVIIème siècle, l’allégement des structures : Abbaye Saint-Clément à Metz (57) / Abbaye Saint-Arnould à Metz (57)
Le XVIIIème siècle, les prouesses techniques pour une esthétique à la française : Hôtel de Salm à Bar-le-Duc (55) / 50 rue des ducs de Bar (55) / Château de Lunéville (54) / 2 rue du pont Saint-Marcel à Metz (57) / Abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson (54) / Château de Lue à Hayes (57) / Château de Pange (57) / Château de Goin (57) / Château de Bas à Champigneulles (54) / Musée des Beaux-Arts de Nancy (54) / Hôtel de ville de Metz (57) / Hôtel de ville de Nancy (54) /
Le XIXème & XXème siècles, l’escalier historicisant : Palais du Gouverneur à Metz (57) / Hôtel de police à Bar-le-Duc (55) / Hôtel Hermitage à Vittel (88) / Escalier de la Tour Eiffel à Frouard (54) / Tour du Schlossberg à Forbach (57) / Château de Merbeaumont à Bar-le-Duc (55)
L’Ecole de Nancy, le décor organique : Villa Majorelle à Nancy (54) / Banque Renauld à Nancy (54)
L’Art déco, à la gloire de l’industrie : Usine Gantois à Saint-Dié-des-Vosges (88) / Siège des aciéries de Longwy à Longlaville (54), Société des hauts-fourneaux et fonderies de Pont-à-Mousson à Nancy (54)
Escaliers contemporains, création et design : Grand séminaire de l’Asnée à Villers-lès-Nancy (54) / Musée des Beaux-Arts de Nancy (54) / Flo-excelsior à Nancy (54) / Cité radieuse à Briey (54) / Ancien palais des congrès à Nancy (54) / Tour Marcel Brot à Nancy (54) / Artem à Nancy (54)
Andilly, près de Metz est l’un des nombreux villages lorrains où les caractéristiques de l’architecture traditionnelles se disputent avec celles d’une urbanisation calquée sur les modèles péri-urbains.
Le joli bourg de Bergheim se situe à moins de 20 kilomètres du département des Vosges. Le massif montagneux commence à faible distance du lieu habit. Les liens historiques avec l’espace lorrain remontent au Moyen-Âge.
…
A Phalsbourg, on n’entrait ou ne sortait dans la citadelle de Vauban que par deux portes monumentales : la porte d’Allemagne vers Strasbourg et le porte de France pour se rendre en Lorraine. Entre les deux ouvertures, fortifiées, ce n’était que levées, fossés secs, bastions à orillons, demi-lunes. Le tout formait une ville nouvelle et une fière forteresse hexagonale.
…
Voilà déjà 35 ans, étaient lançée la 1ère édition des journées du patrimoine. Ce qui n’aurait pu être qu’un feu de paille, et surtout ne concerner qu’une élite d’historiens ou de propriétaires de monuments historiques, est devenu une très belle manifestation populaire, au sens le plus noble du terme. Anthony Koenig, engagé dès l’adolescence dans la sauvegarde du patrimoine lorrain, est un homme de terrain : délégué à la Fondation du patrimoine pour la Meuse, où il vit, et à Maisons Paysannes pour la Meurthe-et-Moselle, il est aussi responsable de l’urbanisme et à la revitalisation du centre historique de Joinville, en Haute-Marne. Rédacteur régulier à La Gazette Lorraine, il a collaboré à la Mission du patrimoine de Stéphane Bern et dresse pour nous, le bilan de l’édition 2018.
Le village est construit sur une éminence à une altitude de 275 mètres. Environnés de forêts, il s’est qu’à dix kilomètres des Vosges et à quatorze de la ville de Luxeuille-lès-Bains, à l’ouest. Avec l’écart de Varignez, le territoire est assez vaste (1034 hectares). Comme quelques autres lieux de Haute-Saône et de Haute-Marne, il appartint durant des siècles aux enclaves barroises qui furent en terre franc-comptoise.
Fleury (57) est une petite commune rurale du Pays Messin. Partiellement bombardée par les Américains en 1944, la commune est parfois connue pour son église de la seconde Reconstruction, inscrite au titre des monuments historiques en 2006.
Cependant, le patrimoine qui nous intéresse ici est plus ancien : il s’agit d’une grande ferme en grande partie du XVIIIème siècle…
…
Depuis la préhistoire, les habitations troglodytes, aménagées ou creusée dans la roche sédimentaire, servaient d’habitat temporaire ou permanent et d’usage domestique. Les maisons des rochers de Graufthal en Alsace sont certes les plus connues. Mais la Lorraine n’est pas en reste avec le site de Falkenberg en Moselle ou le village semi-troglodyte méconnu de Bouillonville, au sein du Parc Naturel de Lorraine.
Sur les hauteurs de Saint-Julien-lès-Metz nombreux sont ceux qui se désolaient depuis des décennies en voyant le château de Grimont à l’état de ruine? S’il est enfin restauré, on pourra paradoxalement se désoler des travaux réalisés pour le « rénover ».