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La route des Chalots

Cet été, le jour du 15 août, j’ai enfin concrétisé un souhait qui me tenait à cœur depuis plusieurs années : je suis allé découvrir la route des chalots. Avec mon épouse, et mon frère, nous sommes allés jusqu’à Plomblière-les-Bains en voiture. Arrivés sur le parking de l’élégante promenade des Dames,  l’entrée de la ville, nous avons déchargé nos vélos afin de parcourir la bonne centaine de kilomètres de cet itinéraire vraiment intéressant.

La vallée du Madon mérite tout notre intérêt. C’est une belle et discrète vallée à découvrir, à ka nature parsemée de sites historiques et remarquables, au milieu du Saintois (Xaintois dans les Vosges) qui, pendant le haut Moyen ¨Âge, désigné le vaste pagus suentensis, le « pays des moissons », qui s’entendait de Fontenoy-le-Château à Pont-Saint-Vincent.

 

La Vôge, le pays des sources de la Saône et du Madon

Les sources du Madon, un vallon sacré

Le Madon, la force de l’eau

Les trois vallons : entre grès et calcaire

Mirecourt, des atouts culturels

Le Madon à Xirocourt, une belle escapade

Haroué, la merveille du bord de l’eau

Pulligny, un village à découvrir

Les marques de l’histoire et de l’industrie

Tout au long du Madon, une faune et une flore variées

 

Le nouvel espace muséal de l’hôtel abbatial de Lunéville, dédié aux arts du XVIIIème siècle, vient d’ouvrir ses portes; Lunéville peut s’enorgueillir de ce musée de 1000 m2, entièrement restauré, inscrit à l’inventaire supplémentaire des bâtiments historiques, et portant le label Monument historique, au cœur d’une ville classée Ville d’art et d’histoire depuis le 18 avril 2019.

Au cœur du Parc naturel de régional des Ballons des Vosges, le bourg de Lièpvre -Lebereau en allemand – n’est qu’à 8 kilomètres de limite des Vosges. Le ban se développe sur 12255 hectares, avec des altitudes allant de de 234 à 930 mètres.

La cité des braves. C’est ainsi que Napoléon Bonaparte a surnommé Phalsbourg en souvenir des nombreux militaires de haut rang nés ici. Ville attachante à l’histoire riche, l’épisode qui nous intéresse aujourd’hui remonte au 15 janvier 1813 et s’est déroulé dans le bâtiment historique qui abrite aujourd’hui la mairie.

On le monte et le descend quotidiennement sans même plus le remarquer. Certains le gravissent et le descendent avec solennité, d’autres, en hommes pressés, avalent ses marchent quatre à quatre.

L’escalier médiéval, un ouvrage déporté : Eglise Saint-Rémy à Saint-Pierrevilliers (55) / Hôtel de Ligneville à Chatillon-sur-Saône (88): Hôtel de Raville à Thioville (57) / Hôtel de Heu à Metz (57)

La Renaissance, l’influence italienne : Château de Fénétrange (57) / Château de Saint Sixte à Freistroff (57) / Palais des ducs de Lorraine, à Nancy (54) / Hôtel de Lillebonne à Nancy (54) / Château de Fleville (54) / Hôtel de Houdreville à Neufchâteau (88)

Le XVIIème siècle, l’allégement des structures : Abbaye Saint-Clément à Metz (57) / Abbaye Saint-Arnould à Metz (57)

Le XVIIIème siècle, les prouesses techniques pour une esthétique à la française : Hôtel de Salm à Bar-le-Duc (55) / 50 rue des ducs de Bar (55) / Château de Lunéville (54) / 2 rue du pont Saint-Marcel à Metz (57) / Abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson (54) / Château de Lue à Hayes (57) / Château de Pange (57) / Château de Goin (57) / Château de Bas à Champigneulles (54) / Musée des Beaux-Arts de Nancy (54) / Hôtel de ville de Metz (57) / Hôtel de ville de Nancy (54) /

Le XIXème  & XXème siècles, l’escalier historicisant : Palais du Gouverneur à Metz (57) / Hôtel de police à Bar-le-Duc (55) / Hôtel Hermitage à Vittel (88) / Escalier de la Tour Eiffel à Frouard (54) / Tour du Schlossberg à Forbach (57) / Château de Merbeaumont à Bar-le-Duc (55)

L’Ecole de Nancy, le décor organique : Villa Majorelle à Nancy (54) / Banque Renauld à Nancy (54)

L’Art déco, à la gloire de l’industrie : Usine Gantois à Saint-Dié-des-Vosges (88) / Siège des aciéries de Longwy à Longlaville (54), Société des hauts-fourneaux et fonderies de Pont-à-Mousson à Nancy (54)

Escaliers contemporains, création et design : Grand séminaire de l’Asnée à Villers-lès-Nancy (54) / Musée des Beaux-Arts de Nancy (54) / Flo-excelsior à Nancy (54) / Cité radieuse à Briey (54) / Ancien palais des congrès à Nancy (54) / Tour Marcel Brot à Nancy (54) / Artem à Nancy (54)

 

 

Andilly, près de Metz est l’un des nombreux villages lorrains où les caractéristiques de l’architecture traditionnelles se disputent avec celles d’une urbanisation calquée sur les modèles péri-urbains.

Le joli bourg de Bergheim se situe à moins de 20 kilomètres du département des Vosges. Le massif montagneux commence à faible distance du lieu habit. Les liens historiques avec l’espace lorrain remontent au Moyen-Âge.

A Phalsbourg, on n’entrait ou ne sortait dans la citadelle de Vauban que par deux portes monumentales : la porte  d’Allemagne vers Strasbourg et le porte de France pour se rendre en Lorraine. Entre les deux ouvertures, fortifiées, ce n’était que levées, fossés secs, bastions à orillons, demi-lunes. Le tout formait une ville nouvelle et une fière forteresse hexagonale.

Voilà déjà 35 ans, étaient lançée la 1ère édition des journées du patrimoine. Ce qui n’aurait pu être qu’un feu de paille, et surtout ne concerner qu’une élite d’historiens ou de propriétaires de monuments historiques, est devenu une très belle manifestation populaire, au sens le plus noble du terme. Anthony Koenig, engagé dès l’adolescence dans la sauvegarde du patrimoine lorrain, est un homme de terrain : délégué à la Fondation du patrimoine pour la Meuse, où il vit, et à Maisons Paysannes pour la Meurthe-et-Moselle, il est aussi responsable de l’urbanisme et à la revitalisation du centre historique de Joinville, en Haute-Marne. Rédacteur régulier à La Gazette Lorraine, il a collaboré à la Mission du patrimoine de Stéphane Bern et dresse pour nous, le bilan de l’édition 2018.

Le village est construit sur une éminence à une altitude de 275 mètres. Environnés de forêts, il s’est qu’à dix kilomètres des Vosges et à quatorze de la ville de Luxeuille-lès-Bains, à l’ouest. Avec l’écart de Varignez, le territoire est assez vaste (1034 hectares). Comme quelques autres lieux de Haute-Saône et de Haute-Marne, il appartint durant des siècles aux enclaves barroises qui furent en terre franc-comptoise.

 

Fleury (57) est une petite commune rurale du Pays Messin. Partiellement bombardée par les Américains en 1944, la commune est parfois connue pour son église de la seconde Reconstruction, inscrite au titre des monuments historiques en 2006.

Cependant, le patrimoine qui nous intéresse ici est plus ancien : il s’agit d’une grande ferme en grande partie du XVIIIème siècle…

 

Depuis la préhistoire, les habitations troglodytes, aménagées ou creusée dans la roche sédimentaire, servaient d’habitat temporaire ou permanent et d’usage domestique. Les maisons des rochers de Graufthal en Alsace sont certes les plus connues. Mais la Lorraine n’est pas en reste avec le site de Falkenberg en Moselle ou le village semi-troglodyte méconnu de Bouillonville, au sein du Parc Naturel de Lorraine.

Sur les hauteurs de Saint-Julien-lès-Metz nombreux sont ceux qui se désolaient depuis des décennies en voyant le château de Grimont à l’état de ruine? S’il est enfin restauré, on pourra paradoxalement se désoler des travaux réalisés pour le « rénover ».

Du rouge, du jaune, des couleurs bien voyantes qui attirent l’attention sur ce petit chalet perdu au milieu de la plaine des Vosges dans le Pays de Châtenois. C’est tout ce qui reste de la source thermale sulfurisée, sodique et arsenicale de Sarmery, la seule en France qui fut exploitée de 1881 à 1914. Un chalet sauvé grâce au partenariat signé entre l’association « Les Amis de Sarmery » et la Fondation du Patrimoine.

Certaines maisons ont encore conservé tout ou partie de leur décor d’origine. Quand ce dernier date de plus de deux siècles, c’est une rareté qui mérite d’être signalée. Les lignes qui suivent évoquent le cas d’une maison bourgeoise du XVIIIème siècle, dans le vieux Toul. Elle a conservé l’essentiel de son agencement ainsi que le décor d’époque de son salon : quatre petites peintures qui constituent une curiosité que nous allons décrire.

Le label « Petite cité de caractère » vise à redonner une vie économique et sociale à d’anciennes villes situées dans des espaces ruraux en difficulté, autrefois prospères, mais qui, restées à l’écart du développement économique contemporain, sont devenus bourgs ou villages endormis. Le prospérité passée de ces cités étaient souvent fondée sur une mono-industrie ou une spécialité artisanale traditionnelle, disparue depuis, mais qui ont laissé dans le tissu urbain des témoins de leur histoire, un patrimoine architectural, particulièrement riche.

 

présentation du label

La première Petite cité de caractère homologable en Lorraine : Vic-sur-Seille

Petite cité de caractère en 2018 ? : Plombières-les-Bains

Une candidature à l’étude : Saint-Mihiel

Elles pourraient aussi y prétendre : Badonvillers et Briey (54) / Saint-Quirin et Lixheim (57) / Fontenoy-le-chateau et Mirecourt (88), Void-Vacon et Ligny-e-Barrois (55)

 

En descendant se Dun-Haut par la poterne, vous arriverez au centre moderne de Dun-sur-Meuse. Traversez la Meuse pour découvrir, à Doucon, le centre Ipousteguy (Jean Robert de son vrai nom), le grand sculpteur contemporain du nord de la Meuse. Mais quelle mauvaise surprise de constater, presque en face, la villa de style Belle époque incontestablement defigurée par un propriétaire peu scrupuleux qui la peinturlure tel Arlequin (orange et violet).

Pour beaucoup, Dun-sur-Meuse se résume à son imposante église à plusieurs dizaines de mètres au-dessus de la Meuse,…