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Aux marches de la Lorraine : Saverne dans le Bas-Rhin

Après la limite est du plateau lorrain commence le vaste ban de 26 km2 sur lequel prospère Saverne, sous-préfecture peuplée de plus de 11 000 habitants. Le dénivelé est important entre le plus haut point, 463 m, et le plus bas dans la plaine, 177 m. Le grand public ignore souvent que le lieu était lié à l’espace lotharingien, il y a plus de deux mille ans !

Aujourd’hui, dans ce secteur, on passe de Lorraine en Alsace par la route, l’autoroute, le rail et le canal !

Belrupt-en-Verdunois est un village meusien de 558 habitants où toutes les rues se continuent par un chemin forestier, hormis sa route d’accès provenant de Verdun proche de 5 km.

Avec 35 sites labellisés, la Meurthe-et-Moselle est le département lorrain qui regroupe sur son territoire le plus grand nombre d’architectures contemporaines remarquables. L’agglomération nancéienne en concentre à elle seule une vingtaine, ce qui démontre le rôle prépondérant de Nancy en tant que centre décisionnel, universitaire et culturel.

La commune intra-muros totalise 13 édifices labellisés, témoignant de l’intensité de sa production architecturale durant la seconde moitié du XXe siècle.

  • Toul : la Place ronde, une utopie urbanistique des Trente Glorieuses
  • Vandœuvre-lès-Nancy : la Seconde Guerre mondiale la faculté des Sciences, entre architecture et pédagogie
  • Nancy : le lycée Cyfflé, modernité pédagogique et innovation structurelle
  • Nancy : tour Joffre et palais des congrès, un exemple de polarité urbaine et de fonctionnalisme
  • Jarville-la-Malgrange : un musée du fer à l’architecture muséale et mémorielle de l’histoire industrielle locale
  • Mousson : la chapelle de Lumière, spiritualité et modernité architecturale

Au cœur de Vic-sur-Seille, berceau du maître du clair-obscur, le musée départemental Georges de La Tour tisse un dialogue subtil entre ombre et lumière,entre mémoire et création. Bâti place du Marché, entre mémoire et création. Bâti place du Marché, l’édifice marie avec élégance la rigueur de la pierre lorraine à la transparence d’espaces contemporains, créant un écrin architectural où passé et présent se répondent en silence.

Le pavillon de la biodiversité, nouvel espace du musée de la Cour d’Or Eurométropôle de Metz, a ouvert en août 2025. Immergeant le public dans la faune et la flore locale, il le sensibilise aux menaces qui pèsent sur le vivant. Fruit de cinq années de recherches et de travaux, il met aujourd’hui en valeur 446 spécimens.

Le village d’Epizon jouxte le département des Vosges, dont il n’est distant que de 4 km, à l’ouest de Grand. Dans ses limites antérieures ) 1972, son vaste ban s’étendait sur 1468 hectares. Au XIXe siècles, les bois occupaient une surface de près de 600 hectares. Le village est traversé par la D25 et bordé par la D156.

De Saint-Mihiel à Montmédy, la Meuse s’etire, paisible et secrète, entre vallées boisées et villages de pierre. Pourtant, sous l’apparente quiétude de ses paysages, un autre récit se dessine : celui d’une modernité architecturale qui, depuis plus d’un demi-siècle, façonne le territoire et dialogue avec son histoire. Suivre l’itinéraire des structures structures labellisées Architecture contemporaine remarquable dans la Meuse, c’est s’offrir une traversée, du sud au nord, où chaque édifice éclaire la vitalité créative d’une région trop souvent réduite à la mémoire de ses champs de bataille.

Montmédy / Douclon / Verdun / Saint-Mihiel / Bar-le-Duc / Commercy

Située entre Bayon et Lunéville, sur le ban de Méhonville et dominant Brémoncourt, une colline autrefois monumentale ne se distingue plus dans le paysage. Et pourtant, jusqu’à la Révolution, une abbaye importante dominait les environs.

Bourg rural s’étirant sur un ban de 1401 hectares traversé par la Chiers, Carignan connaît des altitudes variant entre 161 et 293 m. Il n’est qu’à 6 km du département de la Meuse et son histoire croise l’espace lotharingien à plusieurs reprises.

Pour ce premier périple en quête d’Architecture Contemporaine Remarquable (ACR) , commençons par le sud de la Lorraine : les Vosges.

Cette proposition, réalisable en une journée, préserve des pauses pour profiter du magnifique paysaque qu’offre les Hautes Vosges, ou encore des spécialités gastronomiques proposées le long des routes empruntées : il est toujours important d’allier nourritures de l’esprit et nourritures terrestres !

Bruyères / Corcieux / Tendon / Gérardmer / Le Valtin

Ne cherchez pas de commune portant ce nom, les français l’ont rasée, n’en laissant que des pierres.

En 1944, Senones, Moussez, les vallées de la Plaine et du Rabodeau, furent victimes de terribles extractions nazie.

Le relief lorrain, avec ses buttes-témoins, ses tables, de grès et ses éperons rocheux, est propice à la fortification. Petit coup de projecteur sur quelques hauteurs fortifiées antiques, parmi des dizaines d’autres.

Qui ne connaît pas Gravelotte et son expression « Ca tombe comme à Gravelotte » ? Dans certaines régions, quand il grêle, il paraît qu’on dit qu’il tombe des Gravelottes. Mais pourquoi ce village est-il devenu si célèbre ?

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Le rocher de Dabo est la carte postale de la Moselle et une destination touristique incontournable. Ce lieu haut perché, très accessible à tous, enfants comme personnes âgées, offre une vue exceptionnelle qui vaut le détour. Mais c’est aussi un haut-lieu historique et religieux de Lorraine.

Nous sommes déjà venus ici, à la rencontre des fleurons de l’industrie verrière(Gazette N°126). Notre attention se porte aujourd’hui sur une autre facette de cette petite région lorraine. Bienvenue au pays de la frontière.

Douaumont ou « le mont divin » (du latin divus mons) n’a pas tenu les promesses de cette étymologie si flatteuse. Durant la Grande-Guerre, ce lieu est au coeur d’un cataclysme. Sous le vocable de Douaumont, quatre sites, aujourd’hui demeurent.

Arriver pour la première fois dans la préfecture de la Meuse est une expérience qui ne laisse pas indifférent les amateurs d’art et d’histoire. Posée sur un éperon barré qui domine la vallée de l’Ornain, Bar-le-Duc s’est développé à la fois en ville basse et en ville haute, un atout paysager qui ajoute à son charme.

Le duc Léopold Ier, puis Stanislas Leszczynski en s’installant à Lunéville, vont contribuer à faire de cette cour, l’une des plus brillantes du XVIIIe siècle, inspirant à Voltaire cette phrase devenue célèbre : « on ne croyait presque pas avoir changé de lieu quand on passait de Versailles à Lunéville ».

Sur les bords de la Meurthe, on a d’abord un village nommé Port. Au XIe siècle, un chevallier nommé Aubert se rend à Bari, en Italie, sur le tombeau de saint-Nicolas. Le gardien est lorrain et Aubert obtient facilement un os du doigt qui trouve place à Port dans une chapelle, puis dans une modeste église édifiée pour vénérer la relique.