La basilique d’Avioth, sanctuaire de répit
Au début de l’année 2018 décédait le professeur Jean Lanher, qui mit toute sa carrière universitaire de linguiste au service de la Lorraine et de ses parlers, de sa littérature et de la magnifique basilique gothique Notre-Dame d’Avioth de sa Meuse natale. Aussi est-ce tout naturellement qu’il a entrepris de faire paraître une édition commentée du journal que l’abbée Delhôtel, curé du lieu, écrivit en 1668 pour retracer l’histoire de la basilique.
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C’est dans un site à la longue histoire que l’on découvre les scènes de la vie de Lay-Saint-Christophe et des villages environnants, du WVIIIème siècle aux années cinquante. Pendant des décennies, Jean-Edouard, enfant du village, artisan menuisier et 1er adjoint au Maire, à chiné et accumulé des objets qui font aujourd’hui la richesse de ce musée. Nostalgie pour certains, découverte et étonnement pour les plus jeunes.
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En ayant décidé de sauver ce qui pouvait l’être du patrimoine architecturale de l’ancien domaine des Wendel à Hayange (57), la communauté d’agglomération du Val de Fensch s’attaquait à la fois à un vaste chantier lais aussi à un symbole qui n’était pas si aisé d’aborder.
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Nous avons évoqué dans le numéro 110, l’histoire du château de Reynel. Nous allons nous pencher maintenant sur celle du village dont l’origine du nom reste une énigme pour les spécialistes. La commune, couvrant 18,61 kilomètres carrés, est aujourd’hui faiblement peuplée. Pourtant, elle a été autrefois une petite ville qui a connu une place honorable dans l’Histoire.
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La petite « feuille de choux » de 8 pages à l’origine a désormais » tout d’une grande ». Et le même âge que la plus jeune et dernière arrivée dans notre équipe? Il est donc temps, pour vous lecteurs, de découvrir leurs visages non masqués derrière les signatures familières, et pour nos rédacteurs de vous dévoiler leur Lorraine intime.
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Quand on parle de « geste » en architecture, il est malheureusement souvent exploité au détriment du contexte patrimonial, urbain et paysager. Mais rassurons-nous : des exemples heureux existent !
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Située à 8 kilomètres du département des Vosges, Reynel est aujourd’hui un modeste village d’environ 120 habitants. A lire ceci, on a du mal à imaginer qu’au Moyen-Âge, ce lieu était une ville entourée de remparts, chef lieu d’un archidianconé du diocèse de Toul, qui dépendait alors du comté de Champagne. De son passé, il subsiste en particulier un château. L’entrée du domaine est discrète, dans un virage à la sortie du village.
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Qui ne connait pas ces sentinelles de fer de nos campagnes, au pied desquelles lorsqu’elles sont encore fonctionnelles, vaches et moutons viennent s’abreuver. Elles font partie de la mémoire collective au moins pour les ruraux… Mais si le regard est plus attentif, tout un chacun peut les remarquer et les trouver belles…
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A mi-chemin entre Bar-le-Duc et Saint-Dizier, entre des plateaux couverts de grandes forêts ou de vastes étendues céréalières, la rivière de la Saulx dessine une belle et verte vallée sinueuse. Nous vous proposons de parcourir ensemble cette vallée, avec ses surprises, ses trésors, avec la Saulx parfois presque à sec ou brusquement abreuvée d’eau. Les eaux Lorraines coulent plutôt vers le nord. Mais la Saulx et son affluant, l’Ornain, ont été capturés par la Marne voici 120 000 ans, ce qui n’est pas tout à fait anodin pour l’histoire singulière de ce pays des marges du Barrois.
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Hydrologie, géologie : une histoire naturelle singulière
Montiers-sur-Saulx, porte de la Meuse
Au fil de l’eau… : de Montiers à Stainville
Au fil de l’eau : de Stainville à Haironville
Au fil de l’eau : de Haironville à Andernay
Couvrant 3 952 hectares, étagé de 390 ) 1009 mètres d’altitude, le ban de Grandfontaine jouxte trois départements lorrains par la montagne du Donon. Deux rivières, la Plaine et la Sarre blanche, ont leur source sur ce territoire essentiellement forestier. L’histoire locale mêle religions et industrie du fer.
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Il faudra vous y faire. Le nom de Thélod, une commune de 250 habitants, se prononce ici « Thio ». Au sud-ouest de Neuves-Maisons, ce village est protégé des vents d’ouest par le « Mont » qui est presque une butte-témoin, recouverte par un massif forestier. Près de sa lisière sud, le « Pilier », une tour géodésique de 12 mètres de haut, marque l’altitude maximum du Mont : 451 mètres.
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Curieusement, les architectures religieuses en France des six dernières décennies ne sont guère connues du grand public. Alors que les visiteurs se pressent vers une petite chapelle ancienne perdue dans la campagne, rares sont ceux qui s’intéressent aux lieux de culte contemporains.
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Au sortir de la guerre, reconstructions et constructions nouvelles
Architectes renommés et concepts novateurs
Une nouvelle mission : construire sa paroisse et son église
Une visibilité nouvelle : église et maison d’église
La nouvelle symbiose : architecture et liturgie
Les années 60 : simplicité et lumière
Un héritage à… conserver, réhabiliter, détruire ?
Rapiécée, dégradée, puis achevée par une tempête, la toiture de l’église de Marat-la-Grande n’avait plus fière allure avec ses bâches de protection.
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Dommartin-le-Franc est un village haut-marnais situé à 23 kilomètres au sud de Saint-Dizier. Le ban, dont l’altitude varie de 166 à 279 mètres, s’étend sur une superficie de 10,03 kilomètres carrés, dont 1,99 en bois. Il est arrosé par la Blaise, affluent de la Marne. Au milieu du XIXème siècle, le lieu est dit placé sur la route royale de Nancy à Orléans.
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Situé non loin de la frontière belge, le village nord-meusien d’Avioth peut s’enorgueillir de posséder un ensemble architectural remarquable : l’église dédiée à Notre-Dame et le petit édicule qui s’élève au sud, « la Recevrese ».
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Le lecteur un temps soit peu critique pourrait, avant même de lire cet article, se poser ces questions évidentes : pourquoi s’intéresser aux cimetières mémonites et surtout qui sont ces mémonites ?
Hormis les spécialistes de l’histoire des religions et en particulier du protestantisme, peu d’entre nous ont en effet entendu parler de ce mouvement religieux : il tient tout simplement à la rareté de ce type de cimetières. C’est dans l’Est qu’on les retrouve, principalement en Alsace, en Franche-Comté et en Lorraine. Ils sont les témoins discrets d’un mouvement religieux méconnu.
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En 335, le pape Jules Ier fixe au 25 décembre la naissance de Jésus, fête mobile jusque là. Remplaçant les fêtes romaines du Sol Invictus du solstice d’hiver, elle ancrait une nouvelle tradition chrétienne, celle du temps de Noël, une célébration majeure du calendrier liturgique. Celle-ci donne alors naissance au thème iconographique de la Nativité, déjà sculptée sur les sarcophages paléo-chrétiens des catacombes romaines. La cripia, la mangeoire en latin, le bœuf, l’âne et les rois mages figurent aussi dès cette époque aux côtés de la Vierge et l’enfant.
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La Nativité, une iconographie codifiée
Exceptionnels tympans romans : hiératisme et solennité
Statuaire gothique : la recherche du naturalisme
Les fastes de la Renaissance : des compositions de plus en plus théâtralisées
Entre baroque et classicisme : œuvre morale et plaisir esthétique
La crèche, pratique cultuelle et tradition culturelle
Crèches lorraines : un art populaire
Lamadelaine est un village proche des trois frontières : Luxembourg, Belgique et France. Il n’est d’ailleurs distant de notre pays que d’un kilomètre. Aujourd’hui le lieu est intégré dans la commune de Pétange, comme son voisin Rodange. Cela explique la présence des armes du Barrois dans le blason de Pétange. Dans le langue luxembourgeoise, on ne dit pas Lamadelaine, mais Rolleng.
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Fin 2021, l’usine des chaussures BATA du site d’Hellocourt à Moussey, à la frontière sud de la Moselle, fermait ses portes. 526 ouvriers étaient licenciés, partagés entre résignation, colère et désarroi.
Le fondateur de la manufacture, Thomas Bata, était mort depuis longtemps. il a ses détracteurs et ses hagiographes entre lesquels la Gazette ne prend pas parti. Il s’agit ici de revenir sur une formidable aventure industrielle dans le contexte du paternalisme par un homme pour lequel le bonheur universel ne pouvait s’atteindre autrement que par une ville et une vie d’homme entièrement tournées vers la production de ses chaussures.
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L’histoire du site : à Moussey, Thomas Bata est descendu du ciel
Thomas Bata, un homme terriblement ordinaire qui ne se résignait jamais
L’usine d’Hellocourt : 70 ans, d’une aventure industrielle et humaine hors pair
De la pantoufle à la chausseure : un trust européen
Une intense activité architecturale : une remarquable cité, exemple de l’utopie paternaliste
Une bataville pour Batamen
Une église, oui, mais…
Le sport à Bata : une des valeurs de l’entreprise
Un oratoire du nom d’Hilariacum fut créé au VIème siècle dans un site où se situe Saint-Avold aujourd’hui. La règle de Saint-Benoît y est plus tard introduite et l’oratoire devient abbaye de Saint-Nabor du nom d’un officier romain, martyrisé sous Dioclécien. Ses reliques y sont transférées en 765. La localité qui se développe autour du monastère prend naturellement le nom de Saint-Nabor, évoluant peu à peu en Saint-Avold, au gré des dialectes locaux et des enregistrements de l’administration française. Les habitants actuels restent les Naboriens et Naboriennes. La ville est un centre commercial actif au XVIème siècle et s’industrialise dès la première moitié du XIXème siècle (fonderie, fabrique de flanel, brasserie, faïencerie, tannerie…). Le charbon va assoir la prospérité de la ville à partir de 1862.
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