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Avioth, le miracle en héritage

Situé non loin de la frontière belge, le village nord-meusien d’Avioth peut s’enorgueillir de posséder un ensemble architectural remarquable : l’église dédiée à Notre-Dame et le petit édicule qui s’élève au sud, « la Recevrese ».

Le lecteur un temps soit peu critique pourrait, avant même de lire cet article, se poser ces questions évidentes : pourquoi s’intéresser aux cimetières mémonites et surtout qui sont ces mémonites ?

Hormis les spécialistes de l’histoire des religions et en particulier du protestantisme, peu d’entre nous ont en effet entendu parler de ce mouvement religieux : il tient tout simplement à la rareté de ce type de cimetières. C’est dans l’Est qu’on les retrouve, principalement en Alsace, en Franche-Comté et en Lorraine. Ils sont les témoins discrets d’un mouvement religieux méconnu.

En 335, le pape Jules Ier fixe au 25 décembre la naissance de Jésus, fête mobile jusque là. Remplaçant les fêtes romaines du Sol Invictus du solstice d’hiver, elle ancrait une nouvelle tradition chrétienne, celle du temps de Noël, une célébration majeure du calendrier liturgique. Celle-ci donne alors naissance au thème iconographique de la Nativité, déjà sculptée sur les sarcophages paléo-chrétiens des catacombes romaines. La cripia, la mangeoire en latin, le bœuf, l’âne et les rois mages figurent aussi dès cette époque aux côtés de la Vierge et l’enfant.

 

La Nativité, une iconographie codifiée

Exceptionnels tympans romans : hiératisme et solennité

Statuaire gothique : la recherche du naturalisme

Les fastes de la Renaissance : des compositions de plus en plus théâtralisées

Entre baroque et classicisme : œuvre morale et plaisir esthétique

La crèche, pratique cultuelle et tradition culturelle

Crèches lorraines : un art populaire

 

 

Lamadelaine est un village proche des trois frontières : Luxembourg, Belgique et France. Il n’est d’ailleurs distant de notre pays que d’un kilomètre. Aujourd’hui le lieu est intégré dans la commune de Pétange, comme son voisin Rodange. Cela explique la présence des armes du Barrois dans le blason de Pétange. Dans le langue luxembourgeoise, on ne dit pas Lamadelaine, mais Rolleng.

Fin 2021, l’usine des chaussures BATA du site d’Hellocourt à Moussey, à la frontière sud de la Moselle, fermait ses portes. 526 ouvriers étaient licenciés, partagés entre résignation, colère et désarroi.

Le fondateur de la manufacture, Thomas Bata, était mort depuis longtemps. il a ses détracteurs et ses hagiographes entre lesquels la Gazette ne prend pas parti. Il s’agit ici de revenir sur une formidable aventure industrielle dans le contexte du paternalisme par un homme pour lequel le bonheur universel ne pouvait s’atteindre autrement que par une ville et une vie d’homme entièrement tournées vers la production de ses chaussures.

L’histoire du site : à Moussey, Thomas Bata est descendu du ciel

Thomas Bata, un homme terriblement ordinaire qui ne se résignait jamais

L’usine d’Hellocourt : 70 ans, d’une aventure industrielle et humaine hors pair

De la pantoufle à la chausseure : un trust européen

Une intense activité architecturale : une remarquable cité, exemple de l’utopie paternaliste

Une bataville pour Batamen

Une église, oui, mais…

Le sport à Bata : une des valeurs de l’entreprise

 

Un oratoire du nom d’Hilariacum fut créé au VIème siècle dans un site où se situe Saint-Avold aujourd’hui. La règle de Saint-Benoît y est plus tard introduite et l’oratoire devient abbaye de Saint-Nabor du nom d’un officier romain, martyrisé sous Dioclécien. Ses reliques y sont transférées en 765. La localité qui se développe autour du monastère prend naturellement le nom de Saint-Nabor, évoluant peu à peu en Saint-Avold, au gré des dialectes locaux et des enregistrements de l’administration française. Les habitants actuels restent les Naboriens et Naboriennes. La ville est un centre commercial actif au XVIème siècle et s’industrialise dès la première moitié du XIXème siècle (fonderie, fabrique de flanel, brasserie, faïencerie, tannerie…). Le charbon va assoir la prospérité de la ville à partir de 1862.

 

Située à trois kilomètres du département des Vosges, à l’écart des axes routiers importants, le village de Nijon est aujourd’hui Champenois. Il est environné de molles éminences couronnées de forêt. Le ban s’étend sur 771 hectares et son altitude varie de 318 à 483 mètres. Il est arrisé par le Mouzon, affluent de la Meuse.

Cet été, le jour du 15 août, j’ai enfin concrétisé un souhait qui me tenait à cœur depuis plusieurs années : je suis allé découvrir la route des chalots. Avec mon épouse, et mon frère, nous sommes allés jusqu’à Plomblière-les-Bains en voiture. Arrivés sur le parking de l’élégante promenade des Dames,  l’entrée de la ville, nous avons déchargé nos vélos afin de parcourir la bonne centaine de kilomètres de cet itinéraire vraiment intéressant.

C’est en septembre 1982 qu’un antiquaire de Charmes, Maurice Lacour, crée à Xaronval, petit village vosgien situé entre Charmes et Mirecourt, la première Foire vosgienne des brocanteurs,, manifestation devenue annuelle, qui rassemble antiquaires et brocanteurs lorrains, ainsi que les amateurs de voitures anciennes, chaque dernier week-end de septembre.

 

La vallée du Madon mérite tout notre intérêt. C’est une belle et discrète vallée à découvrir, à ka nature parsemée de sites historiques et remarquables, au milieu du Saintois (Xaintois dans les Vosges) qui, pendant le haut Moyen ¨Âge, désigné le vaste pagus suentensis, le « pays des moissons », qui s’entendait de Fontenoy-le-Château à Pont-Saint-Vincent.

 

La Vôge, le pays des sources de la Saône et du Madon

Les sources du Madon, un vallon sacré

Le Madon, la force de l’eau

Les trois vallons : entre grès et calcaire

Mirecourt, des atouts culturels

Le Madon à Xirocourt, une belle escapade

Haroué, la merveille du bord de l’eau

Pulligny, un village à découvrir

Les marques de l’histoire et de l’industrie

Tout au long du Madon, une faune et une flore variées

 

Le nouvel espace muséal de l’hôtel abbatial de Lunéville, dédié aux arts du XVIIIème siècle, vient d’ouvrir ses portes; Lunéville peut s’enorgueillir de ce musée de 1000 m2, entièrement restauré, inscrit à l’inventaire supplémentaire des bâtiments historiques, et portant le label Monument historique, au cœur d’une ville classée Ville d’art et d’histoire depuis le 18 avril 2019.

Au cœur du Parc naturel de régional des Ballons des Vosges, le bourg de Lièpvre -Lebereau en allemand – n’est qu’à 8 kilomètres de limite des Vosges. Le ban se développe sur 12255 hectares, avec des altitudes allant de de 234 à 930 mètres.

On le monte et le descend quotidiennement sans même plus le remarquer. Certains le gravissent et le descendent avec solennité, d’autres, en hommes pressés, avalent ses marchent quatre à quatre.

L’escalier médiéval, un ouvrage déporté : Eglise Saint-Rémy à Saint-Pierrevilliers (55) / Hôtel de Ligneville à Chatillon-sur-Saône (88): Hôtel de Raville à Thioville (57) / Hôtel de Heu à Metz (57)

La Renaissance, l’influence italienne : Château de Fénétrange (57) / Château de Saint Sixte à Freistroff (57) / Palais des ducs de Lorraine, à Nancy (54) / Hôtel de Lillebonne à Nancy (54) / Château de Fleville (54) / Hôtel de Houdreville à Neufchâteau (88)

Le XVIIème siècle, l’allégement des structures : Abbaye Saint-Clément à Metz (57) / Abbaye Saint-Arnould à Metz (57)

Le XVIIIème siècle, les prouesses techniques pour une esthétique à la française : Hôtel de Salm à Bar-le-Duc (55) / 50 rue des ducs de Bar (55) / Château de Lunéville (54) / 2 rue du pont Saint-Marcel à Metz (57) / Abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson (54) / Château de Lue à Hayes (57) / Château de Pange (57) / Château de Goin (57) / Château de Bas à Champigneulles (54) / Musée des Beaux-Arts de Nancy (54) / Hôtel de ville de Metz (57) / Hôtel de ville de Nancy (54) /

Le XIXème  & XXème siècles, l’escalier historicisant : Palais du Gouverneur à Metz (57) / Hôtel de police à Bar-le-Duc (55) / Hôtel Hermitage à Vittel (88) / Escalier de la Tour Eiffel à Frouard (54) / Tour du Schlossberg à Forbach (57) / Château de Merbeaumont à Bar-le-Duc (55)

L’Ecole de Nancy, le décor organique : Villa Majorelle à Nancy (54) / Banque Renauld à Nancy (54)

L’Art déco, à la gloire de l’industrie : Usine Gantois à Saint-Dié-des-Vosges (88) / Siège des aciéries de Longwy à Longlaville (54), Société des hauts-fourneaux et fonderies de Pont-à-Mousson à Nancy (54)

Escaliers contemporains, création et design : Grand séminaire de l’Asnée à Villers-lès-Nancy (54) / Musée des Beaux-Arts de Nancy (54) / Flo-excelsior à Nancy (54) / Cité radieuse à Briey (54) / Ancien palais des congrès à Nancy (54) / Tour Marcel Brot à Nancy (54) / Artem à Nancy (54)

 

 

Le joli bourg de Bergheim se situe à moins de 20 kilomètres du département des Vosges. Le massif montagneux commence à faible distance du lieu habit. Les liens historiques avec l’espace lorrain remontent au Moyen-Âge.

A Phalsbourg, on n’entrait ou ne sortait dans la citadelle de Vauban que par deux portes monumentales : la porte  d’Allemagne vers Strasbourg et le porte de France pour se rendre en Lorraine. Entre les deux ouvertures, fortifiées, ce n’était que levées, fossés secs, bastions à orillons, demi-lunes. Le tout formait une ville nouvelle et une fière forteresse hexagonale.

Le village est construit sur une éminence à une altitude de 275 mètres. Environnés de forêts, il s’est qu’à dix kilomètres des Vosges et à quatorze de la ville de Luxeuille-lès-Bains, à l’ouest. Avec l’écart de Varignez, le territoire est assez vaste (1034 hectares). Comme quelques autres lieux de Haute-Saône et de Haute-Marne, il appartint durant des siècles aux enclaves barroises qui furent en terre franc-comptoise.

 

Fleury (57) est une petite commune rurale du Pays Messin. Partiellement bombardée par les Américains en 1944, la commune est parfois connue pour son église de la seconde Reconstruction, inscrite au titre des monuments historiques en 2006.

Cependant, le patrimoine qui nous intéresse ici est plus ancien : il s’agit d’une grande ferme en grande partie du XVIIIème siècle…

 

Depuis la préhistoire, les habitations troglodytes, aménagées ou creusée dans la roche sédimentaire, servaient d’habitat temporaire ou permanent et d’usage domestique. Les maisons des rochers de Graufthal en Alsace sont certes les plus connues. Mais la Lorraine n’est pas en reste avec le site de Falkenberg en Moselle ou le village semi-troglodyte méconnu de Bouillonville, au sein du Parc Naturel de Lorraine.

La vaste commune de Fougerolle (5112 hectares) est limitrophe des bourgs vosgiens de Plombière et du Val-d’Ajol. Elle appartient à la même vallée ouverte sur la France-Comté et parcourue par le Combeauté, une rivière qui prend naissance sur le territoire de Girmont-Val-d’Ajol, à Hérival.

Du rouge, du jaune, des couleurs bien voyantes qui attirent l’attention sur ce petit chalet perdu au milieu de la plaine des Vosges dans le Pays de Châtenois. C’est tout ce qui reste de la source thermale sulfurisée, sodique et arsenicale de Sarmery, la seule en France qui fut exploitée de 1881 à 1914. Un chalet sauvé grâce au partenariat signé entre l’association « Les Amis de Sarmery » et la Fondation du Patrimoine.