Le vin de Pâques
Au pays des Cöniches, à Villers-Saint-Etienne; il existe une tradition séculaire. Dans une seconde moitié du XVème siècle, une maison forte, aujourd’hui mairie, édifiée à Villers-Saint-Etienne, offre à ses habitants une vue imprenable sur la paisible vallée de la Moselle. Dans ce bel édifice, acquis en 1609 par les chanoines du chapitre de la cathédrale de Toul, est scellé en 1631 un « accord » pérenne auquel chaque habitant du village est attaché. ,
On l’appelle aussi tourmentine, herbe de la détourne ou herbe du fourvoiement. Il suffit pour certains de la fouler, en fréquentant un chemin, un champ ou une forêt. Elle vous transforme en errant dans un paysage pourtant familier, vous fait tourner en rond, vous fait perdre votre chemin juste à côté de chez vous. Et pour certains chanceux, ou malchanceux, elle vous ouvre les portes d’un autre monde.
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Nombreuses sont les images populaires illustrant la fête familiale de Noël qui la mettent en scène autour d’un arbre étincelant de mille objets, la plupart du temps un sapin ou un épicéa. Mais pourquoi cet arbre est-il devenu l’un des symboles des fêtes de la Nativité. L’histoire de cette tradition est l’objet de ce court récit.
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Un veau se libère d’une grange pour rejoindre la pairie, mais finit dans la tanière d’un loup qui se réjouit de l’idée de le dévorer. Ce pourrait être le motif d’une courte fable, parmi tant d’autres, se déroulant dans le cadre bucolique d’une forêt vosgienne. C’est le début d’une étonnante épopée animale : l’évasion du prisonnier (Ecbasis cuiusdam captivi), composée au XIIème siècle par un moine lorrain, issu de l’abbaye Saint-Evre de Toul, alors en poste à Trèves. un manuscrit caractéristique de son temps à plusieurs titre que nous vous invitons à découvrir dans ce dossier.
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L’évasion du prisonnier, en résumé : l’histoire du manuscrit
Les troubadours mystiques : l’environnement littéraire de l’époque
Le centon, un plagiat virtuose
Une évasion du XIIème siècle, ancêtre du Roman de Renard
Le genre du Renard et de la Panthère : un détail de traduction
A mi-chemin entre Esope et le Roman de Renard, ma fable du Lion malade
Un bestiaire médiéval : fenêtre symbolique sur le XIIème siècle
De l’exotisme dans le bestiaire
Lorsque la Saulx entre en Lorraine, elle passe par Montiers et rencontre fatalement le sotré du village. A la fois lutin sautillant et esprit familier qui soigne et protège le bétail. Il vaut mieux le remercier et le laisser tranquille que de lui reprocher ses bienfaits.
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Dans le cycle varié de l’exploitation et de l’utilisation du bois, se pose le problème du transport. La solution la plus simple et la plus efficace a longtemps été le flottage sur des cours d’eau. Les Assyriens le pratiquaient déjà au IIIème millénaire avant J.-C.
Notre propos s’attachera à l’espace lorrain plus particulièrement. On découvrira les produits transportés les destinations, le travail des hommes dans cette activité aujourd’hui disparue.
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Situé non loin de la frontière belge, le village nord-meusien d’Avioth peut s’enorgueillir de posséder un ensemble architectural remarquable : l’église dédiée à Notre-Dame et le petit édicule qui s’élève au sud, « la Recevrese ».
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La guerre de Trente Ans a fait venir de nouveaux noms de famille en Lorraine. Ainsi, La Bresse a reçu ces frères suédois, à l’origine des Vaxelaire. Bussang de son côté, eut un cosaque, un géant gourmand que nous a fait découvrir Jean Saltel dans ses légendes du trait-de-feu.
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Le Fossard est appelé « montagne druidique » par qui aime fréquenter les mystères pittoresques de la nature vosgienne. De l’autre côté de Remiremont, le Parmont est souvent considéré comme un simple bon coin à champignon… Mais quiconque fréquente ses sentiers ignore peut-être qu’il foule le domaine des géants endormis.
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La nature est un doux refuge, pour les âmes tourmentées. Son silence gazouille dans une ambiance apaisante où tout semble avoir sa place dans la quiétude et l’harmonie. La forêt de ce mont était ce doux refuge, sauvage et simple, ambiancé par la source, qu’un jeune homme fréquentait dès qu’il le pouvait.
Parmi les soldats qui virent éprouver leur sens de l’humour dans cette drôle de guerre en Lorraine, un régiment de Bressans s’était installé à Clefcy, dans la vallée de la Haute-Meurthe. L’un de ces soldats fut l’objet d’un « fiauve » en patois de Bru, près de Rambervilles, transcrit par Pol Ramber, puis Paul Karché.
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L’histoire dit que le château de Mussy (près de Longwy) était une place forte de la résistance à l’occupant français, garnie de rudes soldats qui terrorisaient le nord de la Lorraine en des expéditions de ravitaillement. Elle sut mettre fin une première tentative de siègepar un audacieux coup de canon. Le second dut son succès à une ruse qui fit tomber, sans gloire la forteresse. Le légendaire a tendance à venger ce genre d’épilogue indolent. Et ce récit que l’on retrouve dans la revue « L’Austrasie » de 1840semble bien décidé à flatter le patriote qui préfère teinter le tragique d’un beau feu d’artifice…
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Avant qu’ils n’usent d’engins assez puissants pour prendre les grumes des arbres coupés en forêt et les emporter sur des camions, les bûcherons de l’époque s’y prenaient autrement. Ils faisaient descendre les troncs dans la vallée, en les lançants…
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Autrefois, sur les hauteurs du lac de Longemer, se dressait un énorme sapin. Il était si vieux et si large, qu’il avait sûrement été le premier de tous à pousser dans les Vosges…
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Parmi les occupations ludiques des enfants d’autrefois, le théâtre et en particulier le théâtre de marionnettes, occupait une place certaine. Il pouvait se jouer pour soi-même ou devant d’autres enfants. Il s’appuyait sur un texte ou partait de l’imagination de bambin, se jouait dehors ou à l’intérieur… Et puis, il y avait encore celui que jouaient les adultes pour un public juvénile.
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Le Graouilly de Metz est un cas très particulier, pour ne pas dire unique. Pour ceux qui ne verraient aucune différence avec les diverses autres représentations, rappelons simplement que seul le Graouilly a un nom.
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Saint-Nicolas est l’homme des miracles. Le prochain sera peut-être l’inscription de sa fête au patrimoine mondial immatériel de l’UNESCO. Si la popularité de sa fête, jamais démentie et bien vivante sur l’ensemble du territoire lorrain, fait de Nancy et du sillon lorrain, le coeur de la tradition, c’est la procession aux flambeaux multi-séculaire en la basilique de Saint-Nicolas-de-Port qui témoigne encore aujourd’hui du rôle historique capital de cette ville. Une tradition qui dépasse d’ailleurs nos frontières et s’enrichit de variantes nationales. La rencontre avec saint Nicolas est donc l’occasion d’en savoir un peu plus sur ce patron de la Lorraine au rayonnement universel qui cumule allègrement les fonctions.
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L’antique respect des morts faisait que, parfois, une procession se formait, sans savoir pour qui.
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Durant des siècles, les rapports avec la mort ont été très différents de ce qu’ils sont en ce début de troisième millénaire. La religion y était très présente, les coutumes très codifiées, avec des nuances selon les villages. Les pratiques et croyances superstitieuses avaient aussi leur place. On ne pourra ici qu’en évoquer quelques aspect…
Les insectes avaient leur place dans les traditions populaires en Lorraine, plus ou moins importante selon les espèces. Sur les 108 espèces de l’ordre des Odonates (ou Odonaptères) recensées en France métropolitaine, 64 se rencontrent en Lorraine.